La copie porte à tort : vos frères et lui
358 CORRESPONDANCE [nov. 1700
2o34. — Le Comte de Pontchartrain a Bossuet.
Fontainebleau, 4 norembre 1700.
Monsieur, les chanoines de Téglise d'Uzès m'ont présenté le placet dont je vous envoie la copie. Je l'ai communiqué par ordre du Roi à M. l'évêque d'Uzès* pour savoir de lui s'il serait content de ce qui est proposé par son chapitre^, et j'attends sur cela sa réponse pour en rendre compte à S. M. Cependant je suis obligé de vous dire que, comme l'affaire dont il s'agit n'est pas d'une longue discussion, le Roi souhaite qu'elle finisse incessamment, et qu'il est persuadé que votre présence contribuera beaucoup à la faire finir. S. M. m'a fait l'honneur de me marquer que vous lui feriez plaisir si vous pouviez, pour quelques jours, quitter votre diocèse cl prendre votre temps pour vous assembler avec les deux autres commissaires, afin d'examiner cette affaire au plus tôt et de donner conjointement votre avis". Faites-moi savoir, je vous prie, si quelque chose peut vous empêcher de donner au Roi cette satisfaction.
Je suis. Monsieur, votre très humble et affectionné serviteur.
Lettre 2034. — ■ Inrdite. Copie authentique, à la Bibliothèqu»' nationale, fr. 21 119, Recueil des lettres du comte de Pontchanrain.
I. Michel Poncet de La Rivière, évèque d'Lzès de 1G78 à 1728.
a. Le chapitre d'Uzès était en différend avec son évèque. Les chanoines, étant des réguliers de Sainte-Geneviève, entendaient n'être pas soumis à certaines ordonnances du prélat. Bossuet, l'archevêque d'Auch et le P. de La Chaise, furent, le 10 mai 1700, nommés commissaires pour étudier celte affaire (Voir à l'appendice V^ p. /i86).
3. Les commissaires conclurent à la sécularisation du chapitre, le la février 17JI, et un arrêt fut rendu en conséquence le ai février Mais les contestations ne prirent fin qu'après un nouvel arrêt, du ■i4 mai, ordonnant, sur l'avis des commissaires, la visite des maisons claustrales du chapitre d'Lzès par l'évêque de Nîmes (Ledieu, t. II, p. 172; Archives Nationales, E 1918; Revue Bossuet. Suppl. I, a5 juin 1905, p. 8 à 10).
nov. 1700] DE BOSSUEÏ. BStj
2o35. — A Pierre de La Broue.
A Germigny, 6 novembre 1700.
J'aurais souhaité autant que vous, Monseigneur. que l'assemblée * eût pu condamner la pernicieuse doctrine du cardinal Sfondrate ; mais la conjoncture des temps n'en permettait pas davantage que ce que nous avons fait ; et nous avons cru faire beaucoup, selon le temps, de marquer l'approbation de la lettre des cinq évêques, qui s'explique nettement contre, et un désir manifeste avec une attente que Rome fil son devoir ; ce qu'on a dit aussi, en se déclarant pour la doctrine de saint Augustin contre le pélagianismc, en est une espèce de condamnation. Il me semble aussi que la censure des propositions Facienti quod in se est^, frappe assez rudement les semi-pélagiens
Lettre 2035. — Copie authentique au Grand séminaire de Meaux.