‹ Correspondance de BossuetChapitre 138 sur 192 · On ne retrouAC pas trace de ce nouveau mémoire · texte numérisé non relu

On ne retrouAC pas trace de ce nouveau mémoire

368 CORRESPONDANCE [nov. 1700

Car on avance bien plus, dans de telles discussions, par la vive voix que par des écrits, où l'on ne trouve point de repartie. Cependant, Monsieur, ne nous lassons point de traiter une matière si difficile et en même temps si essentielle. Il me semble que les écrits que vous m'avez fait l'honneur de m'envoyer, et tous les autres que j'ai pu voir sur ce sujet, n'envisagent point la matière du côté que je la regarde ici. M. l'évêque de Montauban, avec qui j'ai eu l'occasion de m'expliquer, vous dira ce que nous avons dit ensemble, et qu'assurément je pousse au plus loin la doctrine des contraintes, sauf à se régler dans l'exécution par des tempéraments de prudence.

Si Dieu vous donne quelque chose sur cette lettre, ne me le refusez pas. Car je cherche : je vois la difficulté de tous ses côtés, et je vous assure, Monsieur, que je suis disposé à profiter non seulement des lumières de ces saints et savants prélats, mais encore et plus particulièrement des vôtres, par la connaissance que j'ai qu'ayant joint tant d'expérience au bon esprit, à la bonne intention et au savoir, vous êtes l'homme du monde le plus à écouter en cette occasion.

Je finis en vous assurant de mon sincère respect que vous connaissez.

J. Bénigne, é. de Meaux.

Je crains, en faisant décrire \ de perdre le temps de faire partir cette lettre, et je vous demande pardon d'épargner si peu vos yeux. **

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