‹ Correspondance de BossuetChapitre 141 sur 192 · Phrase omise par les éditeurs · texte numérisé non relu

Phrase omise par les éditeurs

2. Il y avait là, en particulier, un projet de lettre à M. de Tillemont, déclaration anti-janséniste que l'abbé de Rancé avait composée en réponse aux attaques dont il avait été l'objet à cause de sa lettre à l'abbé Nicaise sur la mort d'Arnauld (cf. notre t. N II, p. 22), et qui n'avait pas été publiée.

3. Bossuet ne savait si son correspondant n'avait pas déjà quitté la Trappe pour revenir dans sa paroisse.

nov. 1700] DE BOSSUET. 871

mes sentiments à M. l'abbé de la Trappe*, en l'assurant de la continuation de mon amitié pour lui et pour sa sainte maison.

Tout à vous, comme vous savez.

J. Bénigne, é. de Meaux.

Au bas de la 3""'' page : M. le Curé de Vareddes.

lolxo. — A M""' DE Beringhen.

A Paris, 26 novembre 1700.

Je suis bien aise, Madame, que vous ayez agréé l'expédient que j'ai pris^ Il fallait finir cette affaire, et ne pas laisser plus longtemps un si grand troupeau sans pasteur : si les pièces qu'on a montrées à Meaux à M. Loyseau^ sont telles qu'on me les a rapportées, elles sont plus que suffisantes. Quoi qu'il en soit, c'est assez que vous ayez un bon sujet, et celui que vous avez désiré. Vos protestations vaudront ce qu'elles pourront à l'avenir : elles n'empêchent pas l'effet présent, que nous souhaitions tous deux. Je ne crois pas, au surplus, que vous trouviez rien que vous puissiez opposer au titre d'évêque, qui se soutient seul.

Je salue Madame votre sœur, et suis toujours ce que vous savez.

[\. Dom Jacques de La Cour, nommé par le Roi le i" janvier 1699 et de qui il a été question, p. 356.

Lettre 2040. — i. Pour finir la contestation entre l'abbesse d l'évêque.

2. Sans doute Charles Loyseau, qui était à cette époque avocat ei lieutenant jjénéral en l'élection de Coulommiers.

\12 CORRESPONDANCE [nov. 1700

204 1. A M°' GORNUAU.

A Paris, 29 novembre (?) 1700.

Voilà, ma Fille, ce qui m'est venu sur Tépitaphe de feu M"* d'Albert, Il en faudrait dire davantage, si, dans cette matière, il ne fallait trancher court. Présentez-la de ma part à M™^ de Luynes, dont je voudrais bien contenter l'amour par quelque chose de plus étendu".

Cl-GIT

Marie-Henriette-Thérèse d'Albert de Luynes, etc. Elle préféra aux honneurs d'une naissance si illustre et si distinguée le titre d'épouse de Jésus-Christ, en mortiûcation et en pauvreté''. Humble, intérieure, spirituelle en toute simplicité et vérité. Elle joignit la paix de l'innocence aux saintes frayeurs d'une conscience timorée. Toujours fidèle à celui qui, presque dès son enfance, lui avait mis dans le cœur le mépris du monde, elle fut longtemps l'exemple du saint et célèbre monastère de Jouarre; d'où étant venue en cette maison pour accompagner Mme sa sœur*^, elle y mourut* de la mort des justes le trois'' février 1699', subitement en apparence, en effet avec les mêmes préparations que si elle avait été avertie de sa fin.

Pour vous, ma Fille, comme je vous l'ai dit tant

a) So ; tendre. — 6) Lâchât : piélé ; Deforis : parelé. — c) Lâchai : une sœur chérie. — d) Lâchât : 4. — «) Les mss : i6g8.

Lettre 204i. — Ceot soixantième dans Na; cent soixante-quatrième dans So. Les éditeurs l'ont placée, non point parmi les lettres à Mme (^ornuau, mais à la fin des lettres à Mme d'Albert. Mme Cornuau donne la date : A Paris, 29 décembre 1700 ; mais, ce jour-là, Bossuet se trouvait à Meaux, et non à Paris. Le ms. de Sorbonne : 170a. Le ras. de GomerFontaine : 29 novembre 1700. A cette date, Bossuet se trouvait bien à Paris (Ledieu, t. II, p. i64)-

I. On verra ;\ l'Appendice, p. ^94, le récit de ses derniers moments «'•crit par Mme Cornuau.

déc. 1700] DE BOSSUET. 878

■ de fois, vivez et mourez sous les yeux d'une si sainte amie,

Notre-Seigneur soit avec vous.

30/42. — Le Comte de Pontghartrain a Bossuet.

A Versailles, i^'^ décembre 1700.

Le Roi m'a ordonné de vous envoyer ce mémoire, qui a été donné en faveur du Sr Saurin', ministre converti, qui demande que S. M. place dans un couvent une de ses filles ^, qui témoigne de la vocation pour être religieuse. S. M. désire savoir de vous si cet homme et le reste de sa famille font bien leur devoir de catholiques, où il fait sa résidence ordinaire^, et quelles sont ses facultés. Je suis...

20^3. — A Clément XI.

Beatissime Pater, Te nostiis potissimum temporibus, manifesta

Lettre 2042. —Inédite. Archives Nationales, 0* 44, f° 586. Copie.

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