‹ Correspondance de BossuetChapitre 163 sur 192 · o. 71 et à 21, il faut · texte numérisé non relu

o. 71 et à 21, il faut

lettres. Le Roi i r i t é

attendre l'effet de ces P. 999 paraît -^ 99. 36. 99. 71. 5

le C^l de Bouillon s e x

-f- et Feliciano ne voit pas à quoi il -f- 70. 5. 88.

pose Dieu le veut

4i. 72. 70. 5; ou s'il le voit 6. 99. 5. 80, 97. 5, 80. 5. 80. 71 ,

punir

Sur les Nouveaux convertis.

lo UÈvêque de Mirepoix à M. de Basville.

J'ai beaucoup réfléchi, Monsieur, sur ce que M. l'évèque de Meaux vous mande' au sujet des nouveaux convertis. Il me paraît que la difficulté qu'il fait d'approuver qu'on les contraigne, par des peines légères, à assister à la messe, vient de ce qu'il regarde la messe comme on regarde les sacrements, qui, ne profitant qu'à ceux qui les reçoivent, demandent en eux des dispositions de foi, de désir et d'amour, sans lesquelles ils n'y participeraient que pour leur condamnation. Il est vrai qu'il y a une manière d'assister à la messe, qui demande des dispositions presque semblables à celles qu'il faut apporter à la communion. C'est sur ce fondement que les anciens croyaient que ceux qui n'étaient pas en état de participer à l'Eucharistie, n'étaient pas dignes d'assister à la célébration des saints mystères. Mais, comme la messe est un sacrifice qui n'est pas seulement offert par les fidèles, auquel cas il demande les dispositions de foi, de désir et d'amour que demandent les sacrements, mais encore un sacrifice offert pour les fidèles et pour les fidèles pécheurs, auxquels il profite, non comme les sacrements à ceux-là seulement qui les reçoivent, mais comme les prières à ceux pour qui on les offre, il faut, ce me semble, faire une grande différence de l'assistance à la messe, à la participation des sacrements.

La messe est, à l'égard des pécheurs pour lesquels on l'offre, une sorte de prière, mais une prière incomparable-

i" — I. Par sa lettre du ii juillet, p. 3i8.

txllx APPENDICE IV.

ment plus excellente que les autres, dans laquelle Jésus- Christ, immolé mystiquement par la parole du prêtre, s'offre lui-même en cet état à son père, et intercède envers lui pour les pécheurs. Or, comme on n'a jamais pensé qu'il y eût aucune irrévérence d'obliger les pécheurs d'assister aux prières que l'on fait pour eux, il semble qu'il n'y en peut pas avoir davantage à les obliger d'assister à un sacrifice que Ton offre pour eux. 11 y en aurait sans doute, si on voulait les obliger à offrir eux-mêmes avec le prêtre et avec Jésus-Christ, qui est le principal prêtre, le sacrifice de la messe, ce qui est sans contredit la meilleure manière d'y assister ; mais manière qui ne peut convenir qu'aux fidèles qui, étant par la charité unis à Jésus-Christ comme à leur chef, sont en état de s'offrir en lui et par lui, comme ne composant avec lui qu'un même corps, ce qui fait qu'ils sont appelés prêtres par saint Pierre et par saint Jean 2.

Les pécheurs, que la discipline de l'Église d'aujourd'hui n'exclut point de la célébration des saints mystères, quand ils ne sont point excommuniés, n'y peuvent assister en celte manière, puisque, n'étant pas unis avec Jésus-Christ par la charité, ils ne composent pas avec lui un même prêtre et une même victime. Il faut donc qu'ils y assistent en la seconde manière: et c'est en cette seconde manière que l'on peut et que l'on doit, ce me semble, contraindre les nouveaux convertis d'y assister, non comme à un sacrifice qu'ils offrent, mais qu'on offre pour eux, conformément aux paroles du canon : Pro quibus tibi offerimus vel qui tibi ojferunt. Il est même à remarquer qu'on prétend que ces premières paroles ne se disaient pas anciennement, et peut-être par la raison que l'on ne souffrait point alors que personne assistât au sacrifice que ceux qui étaient en état de l'offrir avec le prêtre^.

Mais, quand il serait vrai qu'en contraignant les nouveaux convertis les plus opiniâtres à assister à la messe, on ferait, si

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