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SUR LES NOUVEAUX CONVERTIS. i435
ils jugeront que la préparation d'esprit et de cœur qu'on leur demande n'est pas indilTérente; ils verront celle qu'on exige des catholiques ; on les éprouvera ; ils apprendront à s'éprouver eux-mêmes, de peur de se rendre coupables du corps et du sang de Jésus-Christ ^, et regarderont leur communion comme le gage de leur salut et le sceau de leur conversion.
L'expérience justifie tous les jours qu'il n'y a que la voie de l'autorité qui puisse généralement les ramener. Il ne faut pas attendre qu'ils se soumettent de leur gré à toutes les règles de l'Eglise, et qu'ils se portent d'eux-mêmes à approcher des sacrements : ils demeureront dans leur assoupissement, s'ils ne sont réveillés par des mouvements extérieurs qui les fassent rentrer en eux-mêmes. Toutes les hérésies ont fini ainsi par la sévérité des princes chrétiens et par la vigilance des pasteurs évangéliques.
Si M. de Meaux voyait ce nombre infini de nouveaux convertis des diocèses de cette province s'assujettir à l'Église, assister à ses exercices, écouter ses instructions et se soumettre à ses règles, dès qu'on leur signifie les ordres du Roi, et qu'on les accompagne de remontrances et d'instructions charitables ; s'il en voyait la plus saine partie se détacher tous les jours, les uns après les autres, par une nécessité qu'ils bénissent mille fois, et embrasser avec une sincérité manifeste et une piété exemplaire la religion dans tous ses points, et la pratiquer exactement dans tous ses devoirs, il changerait peut-être de sentiment^".
Ils sortent de leur erreur comme le Lazare sortit du tombeau*', encore liés des impressions qui leur restent de leurs premiers préjugés, ne voyant la lumière du jour qu'à demi et n'étant capables de rien par eux-mêmes. C'est une charité