‹ Correspondance de BossuetChapitre 173 sur 192 · Voir Baronius, ad ann. ^o^, n. ia · texte numérisé non relu

Voir Baronius, ad ann. ^o^, n. ia

Saint-Esprit était dans le seul parti de Donatl, et qu'ils ne pouvaient point aussi en conscience assister aux mystères de l'Église, parce que les prêtres qui les olîraient n'étaient point de légitimes ministres. Leur haine contre les catholiques fut extrême, et on sait quelle ét.ait la rage des circumceilions*.

Il ne faut pas douter que les donatistes, qui étaient forcés à se réunir, ne fissent dans leurs cœurs des désaveux tacites de leur profession publique, et qu'ils ne commissent d'abord beaucoup d'infidélités secrètes. Cependant cette raison n'empêcha pas les évêques d'Afrique d'implorer la puissance séculière. Ils crurent que, pour quelques donatistes que la contrainte rendrait ou obstinés ou hypocrites, la plus grande partie se réunirait enfin de bonne foi ; et la crainte de quelques inconvénients particuliers céda au motif d'une réunion universelle et du bien public de l'Église.

L'effet des déclarations des empereurs et des rigueurs salutaires dont la charité était le principe, fut si grand que presque toute l'Afrique fut convertie : quelques restes malheureux de donatistes obstinés échappèrent seulement au zèle des princes et des prélats ; et un concile s'assembla à Carthage, l'an Zio5, sous le consulat de Stilicon et d'Anthème^, sans autre affaire que celle de rendre à l'empereur Honorius de très humbles actions de grâces d'un événement si heureux et si utile à toute l'Église.

Ce fut cette foule de conversions subites qui firent changer de sentiment à saint Augustin. Il avait cru d'abord, contre l'avis des anciens évêques'' d'Afrique, qu'il ne fallait point

.1. Lemolne : e) de tous les anciens évêques.

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