‹ Correspondance de BossuetChapitre 187 sur 192 · D. Thomas Blampin mentionnr au tome V, p · texte numérisé non relu

D. Thomas Blampin mentionnr au tome V, p

7. A la fin du deruier volume {^Addenda et corrlgendd), on lit : « Nec silendum quod illustrissimi episcopi Meldensis judicio g'enium spiret et modesliam Augustini, dig-nusque rideatur qui inter g-enuinos ejus sermones locnm obtineat. »

1° — Archives Nationales, G* 99. Inédit.

I. Pierre Louis Reich, seigneur de Pennaulier, près de Garcassonne, était fils de Bernard Reich de Pennautier, trésorier général des finances en la généralité de Toulouse, et de Louise de Glaret, qu'il avait épousée par contrat passé le i3 janvier 1621, au château de Montpeiroux, diocèse de Lodève Dès l'année i654, Pierre Louis de Pennautier fut nommé trésorier de la bourse des Etats du Languedoc, el, en 1669, receveur général du clergé de France: il conserva ces deux charges jusqu'à son décès, ei mourut sans postérité ri Montpellier, le 3 août 171 1. Il avait épousé en 1670 Françoise Madeleine Le Secq, qui lui survécut jusqu'au 12 février 1788. Il fut compromis dans l'affaire de la Brinvilliers : on l'accusait d'avoir fait empoisonner llanyvel de Saint-Laurent, son prédécesseur dans la charge de receveur du clergé. Arrêté en juin 1676, il ne sortit de prison que le 'i3 juillet 1677 (Voir le Voyage de MM. Hachaiimoni et Chapelle: Saint-Simon, t. XXII ; M*"* de Sévigné, Grands écrivains, t. IV et X ; Correspondance des contrôleurs généraux, t. 111 ; Mercure de France, février 1788 ; Hisloire générale dn Languedoc, nouvelle édit., Toulouse. 187C, t. XIII et XIV ; H. Monin, l'Jssai sur iliistoire administrative du

de France, la somme de trois mille vingt-quatre livres pour mes taxes de député en la présente assemblée du clergé pour la province de Paris, y compris le voyage, dont je quitte le sieur de Pennautier et tous autres.

A Saint-Germain, le quatorzième septembre mil sept cent.

J. Bénigne, é. de Meaux.

8° Lettres patentes par lesquelles le Roi se déclare fondateur de la chaire de controverse au collège de Navarre, en faveur du S^ Le Breton.

Louis, etc. A tous ceux présents, etc. Salut. Notre amé et féal conseiller ordinaire en notre conseil d'État, le S' Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, ci-devant précepteur de notre très cher et très amé fils le Dauphin , premier aumônier de notre très chère et très amée petite-fille la duchesse de Bourgogne, supérieur de notre collège royal de Champagne dit de Navarre, en l'Université de Paris, nous a fait remontrer qu'il avait été ci-devant fondé audit collège par M' François Joullet * , aumônier du feu roi, notre très honoré seigneur et père, une chaire et lecture de controverse contre les hérésies et les

Languedoc ; Mémoires de la Société académique de l'Oise, t. XY, 2^ partie ; Bibliothèque Nationale, 8*^ Fm 255i ; 4° Fm i5o43, 254ai, 25^23, 2905/4, 29055, 29057 à 29059; fo Fm 7897, 8653, i4io5 à i4iio, i5o43 et 17333; Thoisy 882, f» 35i ; fr. 30755, f« 178; Pièces originales et Dossiers bleus; Archives Nationales 0^29, f*^ 45i, v^).

8» — Archives Nationales, 0^44, f^ 570, et X^B 8887, 22 juillet 1701. Inédit.

I. François Joulet était fils d'Antoine Joulet, seigneur de Chastillon, conseiller au Châtelet et maître des requêtes de la reine-mère. Par Marguerite de Versoris, sa mère, il tenait à la famille de l'avocal Versoris, qui avait plaidé pour les jésuites contre Etienne Pasquier, avocat de l'Université : les Versoris étaient seigneurs de Bussy-Saint- Martin (canton de Lagny). François Joulet demeurait quai des Augustins, paroisse Saint-André-des-Arts. Il survécut à son frère unique Pierre Joulet de Chastillon, lieutenant général à Dreux, et mourut lui-même le 3o septembre 1627. L'acte de sa fondation a élé imprimé par Launol, Regii Navarrœ gymnasii historia, Paris, 1677, 2 vol. in-4, t. I, p. 382 à 385 (Archives Nationales, M 181 et MM 468 ; É. Raunié, Épitapliier du vieux Paris, n«^ 966 et io48).

l^H^ APPENDICE V.

schismes, aux gages de six cent cinquante livres, à condition que le lecteur qui la remplirait serait nommé au Grand aumônier et à ses successeurs en ladite charge par les grand maître, proviseur et principal des grammairiens dudit collège de Navarre et leurs successeurs, avec l'avis des prieurs des couvents des chartreux, feuillants et jacobins du faubourg Saint-Honoréet le recteur des jésuites du collège de Glermont de ladite ville, et qu'il serait confirmé et pourvu par ledit Grand aumônier, ainsi qu'il est porté au contrat passé à cet effet le iS*' janvier 1628, par lequel il est aussi particulièrement marqué les matières que ledit lecteur aurait à enseigner. Depuis lequel temps il aurait été encore légué au professeur de lad^ chaire par M* Jean Yon^ la somme de i25** à prendre sur nos aides et gabelles aux conditions portées par le contrat passé à cet effet le 6* septembre 1647, qui sont, entre autres, que le principal des artiens dudit collège de Navarre aura voix délibéralive pour l'élection du professeur (|ui sera choisi pour remplir ladite chaire dans les occasions de vacance. Mais, comme, par succession de temps, tant ladite somme de 65o** que celle de i25** portées par lesdites fondations ont été réduites à celle de 292**, ceux qui ont été pourvus de cette chaire se sont trouvés hors d'état de s'adonner entièrement aux fonctions d'icelle, faute d'avoir une subsistance honnête, Nous avons bien voulu y suppléer par notre libéralité, à présent que nous sommes informé qu'elle est remplie d'un sujet capable d'y servir l'Église et le public, et même nous avons bien voulu nous déclarer fondateur de ladite chaire.

A ces causes, de notre propre mouvement, grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, nous avons fondé et doté, fondons et dotons par ces présentes signées de notre main ladite charge et chaire de lecteur et professeur audit collège de Navarre de la somme de 700^, outre et par dessus ce qui peut lui appartenir par sa première fondation et ladite dota-

2. Jean Yon, le jeune, fut long-temps principal des artiens au collèg-e (le Navarre. Il mourut en i647, ®^ ^"' fondation dont il est parlé ici fut faite par son exécuteur testamentaire, Coqueret, principal du collè{je des Grassins (Archives Nationales, ibid.y

lion de 1647, laquelle somme do 700*^ sera payée par chacun an à perpétuité à ceux qui seront par nous pourvus de ladite chaire, sur les deniers de notre trésor royal suivant les états et ordonnances que nous en ferons expédier, voulons que, vacation arrivant de ladite chaire, par la mort ou démission de M*' Denis Le Breton^, il nous soit proposé trois sujets des plus capables par les grand maître, proviseur, le principal des artiens et le principal des grammairiens dudit collège, sur l'avis desdits prieurs des chartreux, feuillants et jacobins, et recteur des jésuites, afin que nous puissions choisir celui des trois qui nous sera le plus agréable, auquel nous ferons expédier nos lettres de provisions, et celui qui sera ainsi par nous pourvu sera tenu de se retirer par devant notre Grand aumônier pour faire serment entre ses mains de bien et fidèlement s'acquitter des devoirs et obligations portés par ladite première fondation. Voulons en outre que ledit Le Breton et ceux qui seront après lui pourvus de ladite chaire jouissent des mêmes privilèges, exemptions, prérogatives et immunités dont les autres professeurs de fondation royale audit collège jouissent, ainsi que lesdits privilèges et immunités étaient expliqués particulièrement en ces présentes. Si donnons en mandement à nos amés et féaux conseillers les gens tenant nos cours de Parlement et chambre des Comptes à Paris, que ces présentes ils aient à faire registrer, et du contenu en icelles faire jouir et user ledit Le Breton et ses successeurs en ladite chaire pleinement, paisiblement et perpétuellement. Mandons en outre auxdits gens de nos Comptes que lesdits gages de sept cents livres ils aient k passer en la dépense des comptes de ceux qui en auront fait le payement sans difficulté, car etc. Donné à Versailles, le 21* jour de novembre, l'an de grâce 1700, et de notre règne le 58*.

3. Denis Le Breton avait obtenu le quatrième rang à la licence de 1680, et pris le bonnet le 20 mai de la même année. Il mourut le 3 janvier 1702, après avoir fondé un obit ou une bourse au collège de Navarre. Son testament se trouve aux. Archives Nationales, M 181. Sa chaire, à la sollicitation de Bossuet, fut donnée au docteur Favart CLedieu, t. II, p. 265 et 267).

9* Arrêt sur le différend entre Vévêque et les chanoines d^Uzès.

Le Roi ayant par arrêt de son conseil d'État, du 19* avril dernier, réglé partie des contestations d'entre le S' évcque d'Uzès et les chanoines de son Église, et ayant été informé qu'il en reste encore entre eux, tant au sujet de la régularité du chapitre et du service divin de l'église cathédrale que de celui des paroisses dont aucuns des dits chanoines sont curés, qu'il serait à propos, s'il se peut, de terminer à l'amiable pour l'édification du public et pour l'honneur et la décence du service de la d. église et des d. paroisses. Tout considéré :

S. M. étant en son conseil, du consentement des parties, a commis et commet les sieurs archevêque d'Auch, évêque de Meaux et le P. de La Chaise, pour entendre les dites parties, tant sur la régularité que doivent observer les chanoines que sur la part du service de la d. église cathédrale et des d. paroisses seulement, dresser procès-verbal de leurs dires et contestations et donner leur avis par écrit, pour icelui vu et rapporté à Sa M^^, être ensuite par elle ordonné ce qu'il

appartiendra.

Pheltpeaux.

10 mai 1700, à Versailles.

10° Procuration relative à l'abbaye de Saint-Lucien.

Par devant les notaires du Roi au Châtelet de Paris soussignés fut présent Illustrissime et Révérendissime Seigneur Messire Jacques Bénigne Bossuet, conseiller d'État ordinaire, premier aumônier de Madame la Duchesse de Bourgogne, évêque de Meaux, abbé commendataire de l'abbaye Saint- Lucien-les-Beauvais et ci-devant précepteur de Monseigneur le Dauphin, demeurant ordinairement en son hôtel éplscopal aud. Meaux, de présent à Paris, logé place des Victoires, lequel ayant ou avis des poursuites qui ont été faites par

90 — Archives Nationales, E 191 3, p. 82. Sur ceUe affaire voir plus haut, p. 358.

iO° — Achives départementales de l'Oise, H 1070.

DOCUMENTS DIVERS. /jS;

Monsieur le Maréchal de Bounieis devant Monsieur l'abbé de Mornay *, vicaire général de Monseigneur le cardinal évoque et comte de Beauvais, pour l'homologation du contrat de vente faite par led. seigneur abbé et les religieux, prieur et couvent de lad. abbaye de la terre et seigneurie de Bonnières^ et autres biens ^ mentionnés au contrat de lad. vente passé devant Desnots et son confrère, notaires au Châtelet de Paris, le douzième mars dernier, a agréé et ratifié tout ce qui a été fait et même les comparutions faites pour led. seigneur évêque de Meaux par M'^ Jean Le Scellier^, son procureur fiscal, devant led. seigneur vicaire général, consentant que led. contrat soit homologué comme avantageux à lad. abbaye pour les raisons exprimées en icolui et autres qui pourront être suppléées par led. seigneur vicaire général, et pour réitérer ces présentes ratification et consentement, led. seigneur Evêque de Meaux a constitué pour son procureur led. Le

1. René de Mornay-Montcbevreul, vicaire général de Beauvais, avait pris le bonnet de docteur en théolog^ie le 7 mars 1697. Il avait reçu l'abbaye de Moutier-la-Celle en i684; il obtint en 1706 celle d'Ourscamp, fut envoyé comme ambassadeur à la cour de Portugal en 1713, enfin nommé à Tarcbevccbé de Besançon en 17 17. Mais, à son retour de Lisbonne, il mourut à Bourges, le 17 mai 1721, sans avoir été sacré (Voir Saint-Simon, t. XXIII, p. 38/i, et les Instructions données aux ambassadeurs en Portugal, publiées par le vicomte Gaix de Saint-Amour, Paris, 1886, in-8).

2. La terre de Bonnières appartenait en partie aux religieux de Saint-Lucien et en partie au maréchal de Boufflers. Cette double juridiction était une source de conflits perpétuels. Pour y mettre fin, le maréchal proposa aux religieux de lui céder la moitié qui leur appartenait. Ils y consentirent à la condition qu'on leur procurerait une autre terre, exempte de tous droits seigneuriaux et amortie, sans aucuns frais à leur charge. La vente de Bonnières fut faite par acte du 12 mai 1700, et le maréchal acquit de Jean Josepli d'Estournel, moyennant la somme de 55 000**, la terre de Thieux qu'il remit aux religieux (Deladreue et Mathon, Histoire de l'abbaye royale de Saint- Lucien, Beauvais, 187/i, in-8, p. 218; Bibliothèque Nationale, Picardie, t. XI, et l\° F 29084 ; Eug. Griselle, Bossuet, abbé de Saint- Lucien, p. 61 et suiv.).

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