‹ Correspondance de BossuetChapitre 31 sur 192 · Edit. : pourrez · texte numérisé non relu

Edit. : pourrez

^. fiidit. : de la Marchère. — Anne Angélique Goujon de TUuisy, fille de Jérôme Ignace Goujon, marquis de Tbuisy, maître des requêtes, et d'Anne Françoise d'Haussonville de Vaubecourt, avait épousé, le 2 octobre 1697, Jean-Baptiste Pierre de La Martellière (21 juin 1671-9 avril 1721), comte de Fay, seigneur d'Amillis, maître des requêtes en 169^, qu'on voit figurer en 1696 dans une cérémonie à Mouroux, près de Faremoutiers. Il était l'arrière-petit-fils du célèbre avocat Pierre de La Martellière, qui avait plaidé pour l'Université contre les jésuites (Bibl. Nationale, Pièces originales et Nouveau d'Hozier ; Arcliives de Seine-et-Marne, série E, 348 à /ji^).

5. Édit. : l'abbé de Prion autant que vous le jugerez à propos. — L'abbé Salomon Prioux, de la maison et société de Sorbonne, avait obtenu le huitième rang à la licence de 1688, et pris le bonnet le 3i juillet suivant II devinten 1690 l'un des directeurs du Séminaire des Missions étrangères et prit part à la rédaction des règlements de celte Société. Il fut l'un des docteurs qui se déclarèrent contre Fénelon (t. XI, p. ^70), et c'est lui qui, en 1700, déféra à la Faculté les livres des jésuites (Ledieu, t. II, p. 68). Il mourut en 1708 et fut inhumé, le 17 septembre, à Saint-Landry, où il avait été transporté de l'église des Missions étrangères (Adrien Launay, Histoire de la Société des Missions étrangères, Paris, 1894, 3 vol. in-8, t. I, p. 4i4). Il était fils de Jean Prioux, natif de Rethel, procureur au Parlement, et d'Anne Esmery. Deux de ses sœurs, Agnès et Marie étaient religieuses à Saint-Nicolas de Melun (Bibl. Nationale, Pièces originales et Dossiers bleus; registres de Saint-Landry, fr. 32585, f"^ 46 à 60, passim). Son portrait, peint par de La Croix, a été gravé par Nicolas Habert.

94 CORRESPONDANCE [oct. 1699

bien entonner la Messe pontificale ^ J'irai à Lusancy et à La Ferté-sous-Jouarre, et me rendrai ici mercredi. Je salue de tout mon cœur Mme d'Armainvilliers et toute la religieuse et sainte jeunesse.

J. Bénigne, é. de Meaux.

1968. — A M"'*' GORNUAU.

A Germigny, i4 octobre 1699.

Les circuits qu'ont faits vos lettres pendant mes voyages à Fontainebleau et ailleurs ^ , ont empêché que je susse si tôt le péril oii a été Mme de Luynes, votre chère supérieure. En arrivant de Jouarre^ j'envoie exprès à Torcy pour en apprendre des nouvelles : n'oubUez aucune circonstance, ma Fille, sans quoi je serai toujours en inquiétude.

Abandonnez-vous à Dieu ; offrez-lui vos peines pour ceux qui en souffrent de semblables, de quelque côté qu'elles viennent. Vous y trouverez du soulagement.

Je vous ai écrit depuis quelques jours sur ce qu'il

Page 1