‹ Correspondance de BossuetChapitre 47 sur 192 · Mansi, Concil. nova collect., l III, col · texte numérisé non relu

Mansi, Concil. nova collect., l III, col

l3o CORRESPONDANCE [janv. 1700

OUÏ par tous les chrétiens, depuis les évêques jusqu'aux derniers des laïques, fidèles, catéchumènes et pénitents, avec la vénération qui est due à l'autorité divine. » A quoi il ajoute (( que ce livre doit être préféré à tous les docteurs particuliers, parce que les docteurs particuliers les plus excellents et les plus proches du temps des apôtres se le sont eux-mêmes préféré^^, et que, produisant ce livre à témoin, ils ont cru ne rien alléguer de moins qu'un témoignage divin : Nihil se adhihere nisi divinum testimonium crediderunt » ; répétant encore à la fin le grand nombre d'années, tanta annorum numerositate, où ce livre a eu cette autorité (Lib. de prœd. sanct., cap. là). On pourrait montrer à peu près la même chose des autres livres, qui ne sont ni plus ni moins contestés que celui-là, et en faire remonter l'autorité jusqu'aux temps les plus voisins des apôtres, sans qu'on en puisse montrer le commencement.

X. En effet, si l'on voulait encore pousser la tradition plus loin, et nommer ces excellents docteurs et si voisins du temps des apôtres, qui sont marqués dans saint Augustin, on peut assurer qu'il regardait au livre *^ des Témoignages de saint Cyprien, qui est un recueil de passages ^^ de l'Ecriture, où, à l'ouverture du livre, la Sagesse, l'Ecclésiastique et les Machabées se trouveront cités en plusieurs endroits, avec la même autorité que les livres les pfus divins, et après avoir promis deux et trois fois très expres-

i3. La copie ici donne à tort : se les sont eux-mêmes préférés. i4. Édit. : qu'il avait en vue le livre... i5. Édit. : des passag^es.

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sèment, dans les préfaces, de ne citer dans ce livre que des Ecritures prophétiques et apostoliques.

XI. L'Afrique ni l'Occident ^'^ n'étaient pas les seuls à reconnaître pour canoniques les livres que les Hébreux n'avaient pas mis dans leur canon. On trouve partout dans saint Clément d'Alexandrie et dans Origène*\ pour ne point parler des autres Pères plus nouveaux, les livres de la Sagesse et de l'Ecclésiastique cités avec la même autorité que ceux de Salomon, et même ordinairement sous le nom de Salomon même, afin que le nom d'un écrivain canonique ne leur manquât pas; à cause aussi, dit saint Augustin '\ qu'ils en avaient pris l'esprit.

XII. Quand Julius Africanus^^ rejeta dans le prophète Daniel l'histoire de Susanne, et voulut défendre les Hébreux contre les chrétiens, on sait comme il fut repris par Origène^". Quand il s'agira de l'autorité et du savoir, je ne crois pas qu'on balance entre Origène et Julius Africanus. Personne n'a mieux connu l'autorité de l'hébreu qu 'Origène, qui l'a fait connaître aux Eglises chrétiennes ; et, sans plus de discussion, sa lettre à Africanus, dont

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