Epist. XLIII, m, 7. [P. L., t. XXXII, col
janv. 1700] DE HOSSUET. 129
du moins il était du temps *", et il en a suivi la tradition dans le livre /)e la doctrine chrétienne, où nous lisons ces paroles : Tout le canon des Ecritures contient ces livres, cinq de Moïse, etc., où sont nommés en même rang : « Tobie, Judith, deux des Machabées, la Sagesse, V Ecclésiastique, quatorze épîtres de saint Paul, et notamment celle aux Hébreux, » ainsi qu'elles sont comptées, [tant] dans le canon de Cartilage que dans saint Augustin : deux lettres de saint Pierre, trois de saint Jean, et l'Apocalypse^^ ».
VIII. Ces anciens canons n'ont pas été une nouveauté introduite par ces conciles et par ces papes, mais une déclaration de la tradition ancienne, comme il est expressément porté dans le canon déjà cité du concile III de Cartilage : (( Ce sont les livres, dit-il, que nos pères nous ont appris à lire dans Véglise, sous le titre d'Ecritures divines et canoniques y), comme marque le commencement du canon '^.
IX. La preuve en est bien constante par les suivantes remarques. Saint Augustin avait cité, contre les pélagiens, ce passage du livre de la Sagesse (iv, II) \ Il a été enlevé de la vie, de crainte que la malice ne corrompît son esprit. Les semi-pélagiens avaient contesté l'autorité de ce livre, comme n'étant point canonique ; et saint Augustin répond (( quil ne fallait point rejeter le livre de la Sagesse, qui a été jugé digne depuis une si longue antiquité, tamlongaannositate, d'être lu dans la place des lecteurs, et d'être