‹ Correspondance de BossuetChapitre 49 sur 192 · P. G., à la suite de la précédente lettre, col · texte numérisé non relu

P. G., à la suite de la précédente lettre, col

l32 CORRESPONDANCE [jam. 1700

on nous a depuis peu donné le grec'^S établit le fait constant que ces livres, que les Hébreux ne lisaient point dans leurs synagogues, étaient lus dans les églises chrétiennes, sans aucune distinction d'avec les autres livres divins.

XIII. Il faut pourtant avouer que plusieurs Eglises^^ ne les mettaient pas dans leur canon, parce que, dans les livres du Vieux Testament, elles ne voulaient que copier le canon des Hébreux, et compter simplement les livres que personne ne contestait, ni juif, ni chrétien. Il faut aussi avouer que plusieurs savants, comme saint Jérôme et quelques autres grands critiques, ne voulaient point recevoir ces livres pour établir les dogmes ; mais leur avis particulier n'était pas suivi, et n'empêchait pas que les plus sublimes et les plus fidèles" théologiens de l'Eglise ne citassent ces livres en autorité, même contre les hérétiques, comme l'exemple de saint Augustin vient de le faire voir, pour ne point entrer ici dans la discussion inutile des autres auteurs. D'autres ont remarqué, devant moi, que saint Jérôme lui-même a souvent cité ces livres en autorité avec les autres Ecritures, et ainsi que les opinions particulières des docteurs étaient, dans leurs propres livres, souvent emportées par 1* esprit de la tradition et par l'autorité des Eglises.

21. Origenis Dialogus contra Marcionitas, Exhorlatio ad inartyrium, liesponsum ad Africani epistolam de historia Susannœ, graece et latine, édit. Jean Rodolphe Wettstein, Bâle, 1674, in-4. Ces opuscules ♦étaient alors publiés pour la première fois.

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