Edit. : avant mon départ. Pour mieux réussir, je compte
8. Cf. Phelipeaux, t. Il, p. 280. Ce g^entilliomme était J. Cl. Joseph Froissard, en faveur de qui la terre de Broissia (Jura) avait été érlg^ée en marquisat par lettres d'octobre 1691 ; il fut chevalier d'honneur au Parlement de Besançon, et épousa, le i3 février 1693, Hilaire d'Albon Saint-Forg^eux.
9. Sur un avis donné par Bouillon, Le Bret avait reçu de la Cour l'ordre d'arrêter le curé de Seurre à son arrivée à Marseille (Afhùres étranjjères, Rome, t. 890, f° 3o3). On verra (pag-e 27) cette arrestation. Dans une lettre à Mabillon du 5 avril 1701, D. Guillaume Laparre, procureur général de la Congrégation de Saint-Maur à Rome, raconte ainsi l'issue de son procès : « Le fameux curé de Seurre est en pleine liberté depuis quelques jours. Il avait été arrêté à Florence il y a deux ans et conduit à Rome dans les prisons de l'Inquisition, Après avoir bien examiné son procès, qu'on a fait venir de France, il a été déclaré innocent par le Saint- Office. On dit qu'il
mai 1699] DE BOSSUET. l3
1928. — A Alphonse de Valbelle.
A Paris, '}.o mai 1699.
Selon vos lettres du i5 et du 17, vous devez être parti le 22, et les lettres qui partiront d'ici le 20 ou 2 [ vous pourront être rendues à Douai, 011 vous devez arriver le 28. Je ne vous parlerai plus de notre procès-verbal* que vous devez avoir reçu il y a déjà quelques jours. On trouve à Rome comme ici que la soumission de M. deG[ambraiJ est sèche, etc. On n'y avait pas encore reçu son mandement, mais seulement la promesse" on il se sert de ce passage : verba mea dolore sant plena. Mais il témoigne plus de douleur d'être condamné et humilié que d'avoir erré. Sa lettre à M. d'Arras ^ y a paru, comme ici, avoir le même air. La pierre de touche sera la supplication au Roi de supprimer tous les ouvrages faits en défense d'un livre condamné par le Saint Siège et par lui-même*. Il ne
s'en va en France pour se justifier. Je ne sais s'il fait prudemment. Car il y apparence que le Parlement de Dijon ne voudra par revenir de l'arrêt donné contre Ini, par lequel il a été condamné à être brûlé » (liibl. Nat., f. fr. 19654, f-^ 52 v").
Lettre 1928. — L. a. n. s. Collection E. Levesque. Inédite.