‹ Correspondance de BossuetChapitre 6 sur 192 · On peut la voir, ibid., p · texte numérisé non relu

On peut la voir, ibid., p

4- On trouvera dans la Correspondance de Fénelon, t. X, p. 592, un mémoire, qui paraît être du Dr Berlize, contre la suppression des écrits apologétiques de l'archevêque de Cambrai, sollicitée par l'assemblée métropolitaine de Paris. Sur l'attitude adoptée à cet égard par les diCférentes assemblées provinciales, voir leurs procès-verbaux, dans les Mémoires du clergé, t. I. Cf. plus loin, p. 3r.

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peut reculer là-dessus sans se déclarer pour le livre et sans vouloir soutenir les explications que le Pape condamne par ces mots : sive ex connexione sententiarum. De droit, sa voix ne doit point avoir lieu en sa faveur ^ Il peut bien faire recevoir et approuver sa soumission, mais non pas ce qu'il fera contre ou pour la restreindre ; joint que tous ses livres sont faits et imprimés sans permission, quelquesuns même hors du royaume. Tout ceci se dit à toutes fins et doit être digéré selon l'occasion et votre prudence.

Vous savez mon respect, etc.

1929. — Le Grand duc a Bossuet.

22 Magrgrio 1699.

Quanto mi fu di sommo contento il veder terminale le note controversie con la Bolla ultimamente fatta dal Sommo Ponteuce. non minore è adesso l'obbligo che devo a V. S. 111™^ che mediante il foglio resomi da Mons. Madot, e con la di lei viva voce mi hà resa giustizia con si gentili espressioni sopra rinteresse che io ho preso nel buon esito di taie causa ; di che me ne rallegro di nuovo con V. S. 111'°% la quai sentira meglio i miei sentimenti dal medesimo Mons. Madot, cui gli ho dichiarati nella miglior forma ed esibitole la mia pronlezza per tutto ciô che avesse bramato : del resto poi io godero assai nel vedere il S. abbate di Bossuet, nipote di

5. Dans l'assemblée, l'évêque de Saiiit-Omer dit que Fénelon n'aurait pas dû donner son avis sur cette matière, attendu qu'il est contre tout droit qu'on puisse délibérer et prononcer dans sa propre cause.

Lettre 1929. — Minute inédite. Florence, Archivio mediceo, t. 3914.

mai 1699] DE BOSSUET. l5

V. S. Ill™% che tanto hà adopralo il suo spirito in Roma e si è fallo si grande onore nel far cola le parti da lei appoggiatele, ne menchero di riceverlo con le dimostrazioni di stima e d'affelto che da me si convengono al di lui merito et air essere del sangue di V. S. 111'"% alla quale confennando il desiderio che tengo d'impiegarmi in suo servizlo le augure per fine il colmo délie félicita più perfette.

igSo. — A l'Abbé Bossuet.

A Versailles, ce 26 mai 1699.

J'ai reçu votre lettre du 5 ; je la lus hier à M. de Paris, qui en a rendu compte à la Cour. On est étonné de trois mots de la lettre de M. de Cambrai au Pape : innocentiam, probra, explicationes . M. de Cambrai pourrait dire ailleurs tout ce qu'il voudrait, sans que nous songeassions un moment à nous en plaindre, désirant autant qu'il nous est possible de ne donner à ce prélat aucune occasion d'exciter de nouveaux troubles. Mais, aujourd'hui qu'il nous attaque devant le Saint Siège, si l'on ne nous fait pas justice, nous ne pouvons nous taire sans nous confesser coupables.

Innocentiam, Nous n'accusons point ses mœurs, à Dieu ne plaise î II n'en a même pas été question\

Lettre 1930. — i. Fénelon avait pu croire le contraire, lorsqu'il s'était vu traité de Montan d'une nouvelle Priscille, et que le public avait été amené à donner une interprétation fâcheuse à son intimité avec Mme Guyon, comme on en jugera d'après une lettre d'Antoine Bossuet : « Tout Marly, écrit celui-ci, depuis le sceptre jusqu'à la houlette, lit et relit la Relation. Tout Paris en fait de même. Les malins ajoutent que Mme Guyon, qui a été fort belle, a les plus belles mains et la plus belle peau qui se puisse ) qu'elle n'a pas cin-

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mais de sa seule doctrine. Or, si sa doctrine est innocente, que devient le bref? C'est le Saint Siège et son décret qu'on attaque, et non pas nous.

Probra. Quels outrages avons-nous faits à M. de Cambrai ? Tout ce que nous avons dit contre sa doctrine et contre son livre est de mot à mot ce qui est porté dans la constitution. Si nous avons dit que le livre était plein d'erreurs portant à de pernicieuses pratiques, capables d'induire à des doctrines déjà condamnées ^ telles que celles des bégards, de Molinos, des quiétistes et de Mme Guyon, la bulle dit-elle autre chose?

Quand il nous a forcés, par ses reproches les plus violents et les plus amers, à découvrir la source du mal, on a démontré son attachement insensé pour une femme trompeuse et fanatique, mais seulement par rapport à l'approbation qu'il donnait à sa spiritualité, à sa doctrine et à ses livres, qui ne respiraient que le quiétisme. Peut-on excuser les efforts qu'il a faits pour la justifier ? Veut-on laisser établir qu'un livre plein d'erreurs, selon toute la suite de son texte, ait été fait avec une bonne intention? C'est une excuse inouïe, inventée exprès pour mettre à couvert Mme Guyon, et pour se mettre à couvert lui-même par le même principe.

quante ans et est en bon point. Ils tirent de là telles conséquences qu'il leur plaît, sans respecter les caractères ; mais nous ne sommes pas assez malins pour en rien penser, ni en rien dire » (Lettre dn 3o juin 1698, dans le Fénelon de M. E. Griselle, p. 180).

2. Bossuet autrefois ne se bornait pas à cette qualification, puisqu'il y voulait ajouter la note d'hérésie.

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ExpRcationes . Si elles sont justes, si elles conviennent au livre, le Saint Père a mal condamné le livre in sensu obvlo, exconnexione sententiarum, etc. Il ne faut que brûler le bref, si ces explications sont reçues.

Indépendamment de cela, on est prêt à faire voir dans les explications du prélat autant et d'aussi grandes erreurs que dans son livre même.

Cependant, si l'on lui passe toutes ces excuses mises par lui-même sous les yeux du Pape, et si on le loue, c'est les approuver. Tout l'univers publiera qu'on laisse la liberté à M. de Cambrai de se plaindre des injustices et des opprobres qu'on lui a faits, comme si nos accusations étaient des calomnies, et toutes ses excuses justes et légitimes, puisque le Pape, les ayant vues, non seulement n'en aura rien dit, mais encore aura comblé l'auteur de louanges.

Ce serait là véritablement novissimas error pejor priore^ . On espère que le même esprit qui a présidé aux congrégations précédentes empêchera qu'on n'affaiblisse pas ce qui y a été fait.

Ajoutons encore œramnas. Est-ce un si grand malheur d'être repris de ses erreurs .^ M. de Cambrai ne se plaint que de la correction, en évitant d'avouer sa faute. Si l'on passe cela à Rome, et si celui qui avance de telles choses n'en remporte que des louanges, il se trouvera non seulement mieux traité que les défenseurs de la vérité, mais encore honoré par le Saint Siège, pendant que les autres

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