‹ Correspondance de BossuetChapitre 63 sur 192 · I. Voir p. i58 et · texte numérisé non relu

I. Voir p. i58 et

Lettre 1994. — Voir la lettre du 21 février, p. i58.

mars 1700] DE BOSSUET. I-yS

lan * à l'assemblée du clergé ; et je suis assuré que vous ne serez pas fâché de l'avoir auprès de vous.

Il me mande que M. l'évêque d'Alais a écrit de nouveau à M. le duc du Maine, et qu'il lui fait entendre que, quoique vous ayez trouvé mon procédé fort étrange à son égard, vous n'avez pas voulu pourtant m'obliger à lui céder. Ce n'est pas tout : il publie que M. le duc du Maine lui a promis la députation. Vous saurez pourtant facilement le contraire par la réponse de M. le duc du Maine, dont le secrétaire de ce prince a fait part à M. l'abbé de Gatellan. Il est aisé de juger de là combien M. l'évêque d'Alais est avantageux dans ses discours. Je suis bien assuré que M. le duc du Maine prétend aussi peu lui avoir promis la députation, que j'ai peu prétendu m'en désister en sa faveur, par la manière honnête dont je lui répondis quand il m'en parla la première fois. Cependant, Monseigneur, comme il est déclaré à présent que ce sera M. le duc du Maine qui prendra connaissance de toutes les affaires de nos États, et qu'il mande à M. l'évêque d'Alais qu'il décidera la contestation qui est entre lui et moi, après avoir examiné les raisons de l'un et de l'autre, je ne sais s'il ne serait pas à propos que vous fissiez auprès de lui les mêmes démarches que vous eûtes la bonté de faire auprès de M. le cardinal de Bonzy. Car la meilleure raison que je puis avoir, c'est que M. le cardinal de Bonzy vous l'avait promis, et qu'il lui était libre de le promettre à qui il lui plaisait, sans que M. l'évêque d'Alais eût sujet de se plaindre. M. l'évêque de Béziers ^, au reste, qui doit être de l'assemblée du clergé, et qui vous honore très particulièrement, expliquera à merveille toutes mes raisons, nos usages, nos maximes, etc., et défendra fort bien ma cause, soit auprès de vous, soit auprès de M. le duc du Maine. Je mande à

1. L'abbé de Gatellan fut député du second ordre pour la province de Toulouse. Il est, en cette circonstance, qualifié de prieur du prieuré simple de Saint-Sulpice de Brésil, au diocèse de Mirepoix.

2. L'évêque de Béziers était Jean Armand de Rotundis de Biscaras, transféré de Lodève ; il mourut le i5 février 1702 (E. Sabatier, Histoire de la ville et des évêques de Béziers, Béziers, i854, in- 8).

174 ' CORRESPONDANCE [mars 1700

M. l'abbé de Catellan le règlement que M. l'archevêque de Toulouse^ faisait avant-hier à table pour nos députations, qui me paraît plein de justice et propre à calmer tous les différends ; il aura l'honneur de vous en rendre compte.

Nous avons ici M. l'évêque de Senez*, qui enchante toute la ville de Toulouse par ses sermons. 11 a fallu faire des échafauds dans l'église où il prêche, pour satisfaire à la passion qu'on avait de l'entendre.

Je suis toujours très respectueusement et avec une extrême reconnaissance, etc.

Le Comte de Pontchartrain a Bossuet.

J'ai rendu compte au Roi aujourd'hui du mémoire que vous aviez donnée concernant les maîtres et maîtresses d'école et les ecclésiastiques à établir dans plusieurs lieux de votre diocèse. S. M. a agréé l'établissement des maîtres ei maîtresses d'école, et l'imposition des sommes demandées pour cela. A l'égard des ecclésiastiques, il faut remettre cette dépense à un autre temps ^.

J'écris au P. de La Chaise^ de faire souvenir S. M. d'une

3. Jean-Baptiste Michel Golbert de Villacerf, noramt' au siège de Toulouse en 1687 ; il mourut le 11 juillet 1710.

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