‹ Correspondance de BossuetChapitre 70 sur 192 · IIIReg., III, 5-i · texte numérisé non relu

IIIReg., III, 5-i

mai 1700] DE BOSSUET. igi

9. D. Grégoire Lopcz était, comme saint François de Sales et d'autres que vous citez, Monseigneur, bien éloigné d'attacher la perfection aux états passifs. Cette Vie m'a paru d'une assez grande autorité ; car, outre ceux qui ont approuvé la traduction', le chapitre xxxviii contient neuf ou dix, tant éloges de la vertu de ce saint homme qu'approbations du livre, et il y a six ou sept évêques". Ainsi j'ai été surprise que vous n'ayez pas cité ce livre.

R. Je n'ai pas eu besoin de cette autorité ; celle de l'Ecriture m'a paru encore plus grande.

IQ^ D. Dès que, dans le temps convenable, on fera les actes distincts à quoi le chrétien est obligé, et qu'on ne voudra point exclure de l'état de contemplation ni les Personnes divines, ni aucun des attributs, ni les mystères de Jésus- Christ ; et que, comme il est dit dans les Articles d'Issy xxiv et xxxiv, on sera persuadé que tout ce qui n'est vu que par la foi est l'objet du chrétien contemplatif : vous ne blâmeriez pas, ce me semble, que dans l'oraison on suive son attrait, n'occupât-il toujours, dans le temps de l'oraison actuelle, que du même objet.

R. Je ne blâme point cela ; il suffit de ne point exclure.

{\^ D. La Mère de l'Incarnation disait que quelquefois^ elle voulait se distraire pour s'occuper des mystères, mais qu'aussitôt elle les oubliait, et que l'esprit qui la conduisait la remettait plus intimement dans son fond.

R. Je crois bien que cela était ainsi. Quand on est dans la disposition de ne point exclure les autres

7. La traduction porte l'approbation des docteurs de Breda, curé de Saint-André, Genêt, curé de Saint-Benoît, Martin, curé de Saint- Eustaclie, Gobillon, curé de Saint-Laurent, et Fortin, proviseur du collège d'Harcourt.

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