Les six évêques sont de la Nouvelle Espagne
9. Loc. cit. CF. L. Cliapot, Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation, t. II, p. 821 .
jga CORRESPONDANCE [mai 1700
actes, ils viennent, quand même on ne s'en apercevrait pas.
12. D. Dans la définition de l'état passif^'', vous dites, Monseigneur, que l'âme demeure alors impuissante à produire des actes discursifs ; il me paraît que cela n'est pas toujours de la sorte.
R. Cette impuissance n'est pas toujours absolue.
43. D. Il paraît par divers endroits des écrits de saint François de Sales, qu'il voulait que certaines âmes se contentassent, lorsqu'elles apercevaient de la distraction dans leur oraison, de revenir à Dieu par un simple retour, et que de ramener ainsi leur esprit à Dieu était le seul effort qu'il voulait qu'elles fissent alors.
R. Ce simple retour est très suffisant ; c'est l'acte le plus effectif : souvent les autres ne sont que dans l'imagination.
14. D. Supposé que ce simple retour ne fût pas suffisant dans certains temps que l'attrait s'est retiré, vous ne demanderiez pas que ces âmes en revinssent à la méditation, mais qu'elles se contentassent de faire de petits actes courts de temps en temps.
R. Non à une méditation méthodique ; mais, quand l'opération de Dieu cesse et qu'on a besoin du discours, il faut y revenir, et c'est y revenir que de faire ces actes courts. Ce qu'on a condamné dans la xvi^ proposition^', c'est qu'il est dit qu'alors l'âme n'a plus besoin de revenir au discours. Or, quand Dieu laisse les âmes à elles-mêmes, il faut bien qu'elles s'excitent, et au lieu de dire : toutes les fois