‹ Correspondance de BossuetChapitre 76 sur 192 · A et B : pratiqués dans l'Eglise · texte numérisé non relu

A et B : pratiqués dans l'Eglise

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a révélé d'abord par Jésus-Christ et ses apôtres ; et je suib bien aise d'apprendre, par votre déclaration, que ce sentiment est encore ou doit être celui de voire communion.

IV. J'avoue cependant que l'opinion contraire, ce semble, d'une infinité de vos docteurs me fait de la peine : car on voit que, selon eux, l'analyse de la foi revient à l'assistance du Saint-Esprit, qui autorise les décisions de l'Église universelle ; ce qui étant posé, l'ancienneté n'est point nécessaire, et encore moins la perpétuité.

V. Le concile de Trente ne dit pas aussi qu'elles le sont % quoiqu'il dise, sur quelques dogmes particuliers, que l'Église l'a toujours entendu ainsi ; car cela ne tire point à conséquence pour tous les autres dogmes.

VI. Encore depuis peu, Georges BuU^, savant prêtre de l'Église anglicane, ayant accusé le P. Petau d'avoir attribué aux Pères de la primitive Église des erreurs sur la Trinité, pour autoriser davantage les conciles à pouvoir établir et manilester, constituere et patefacere, de nouveaux dogmes ; le curateur de la dernière édition des Dogmes Théologiqaes^ de ce Père, qui est apparemment de la même société, répond dans la préface : Est quidem hoc dogma catholicx rationis, ah Ecclesia constitui fidel capita ; sed propterea minime sequifur Petavium malis arlibus ad id conjîrmandum usiim.

Vil. Ainsi le P. Grégoire de Valentia a bien des approbateurs de son Analyse de la foi ; et je ne sais si le sentiment du cardinal du Perron, que vous lui opposez, prévaudra à celui de tant [d'Jautres docteurs. Le cardinal d'ailleurs n'est pas toujours bien sur, et je doute que l'Église de France d'aujourd'hui approuve la harangue"^ qu'il prononça dans l'assemblée

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