‹ Correspondance de BossuetChapitre 92 sur 192 · Joseph., Cont. Apion.^ lib. 1, cap. viii · texte numérisé non relu

Joseph., Cont. Apion.^ lib. 1, cap. viii

5. Demonst. evang., lib. VIII [P. Gr., t. XXII, col 677]. Eusèbe, d'après le contexte, dit seulement qu'il n'y a pas, depuis Zorobabel, de livre divin qui permette de continuer le récit de la tribu de Juda jusqu'au temps du Sauveur. Cela n'empêcherait point l'existence d'hagiographes inspirés ne contenant pas d'histoire.

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qu'on n'a plas va de prophète en Israël^ . Le Sêder Olam, ou la Chronique des Juifs dit que la prophétie a cessé depuis l'an 52 des Mèdes et des Perses. Et Aben-Ezra, sur Malachie, dit que ^ dans la mort de ce prophète, la prophétie a quitté le peuple d'Israël. Cela a passé jusqu'à saint Augustin, qui dit (1. XVIII, c. XLV, n. i, De civilate Bel) quil n'y a point eu de prophète depuis Malachie jusqu'à Vavènement de Noire-Seigneur^. Et conférant ces témoignages avec celui de Josèphe et d'Eusèbe, on voit bien que ces auteurs entendent toute inspiration divine, dont aussi l'esprit prophétique est la plus évidente preuve.

LXVIll. On a remarqué que ce nombre de vingt-deux livres canoniques du Vieux Testament, que nous avons tous dans la langue originale des Hébreux, se rapportait au nombre des lettres de la langue hébraïque. L'allusion est de peu de considération ; mais elle prouve pourtant que les chrétiens qui s'en sont servis étaient entièrement dans le sentiment des protestants sur le canon, comme Origène, saint Cyrille de Jérusalem^ et saint Grégoire de Nazianzc, dont il y a des vers^°, où le sens d'un des distiques est :

Fœderis antiqui duo sunt librique vlginti, Hebraeae quot habent nomina literulae.

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