Au G
ARDINAL L(IBO.
Monseigneur, Les bontés des grands princes comme vous leur attirent toujours des importunités. V. E. m'a donné des marques si éclatantes de sa bienveillance que je croirais en quelque façon oiTenser une telle générosité si je n'y avais recours. J'ose donc vous supplier, Monseigneur, de vouloir bien appuyer le gratis^ que je demande avec respect. V. E., Monseigneur, qui donne aux Français en toute occasion une protection si déclarée, et qui considère tant ce qu'il plaît au Roi d'affectionner, écoulera avec bienveillance et des dispositions favorables la très humble supplication que je fais à S. S. et à tout le sacré Collège. Personne ne respecte plus ni la chaire de saint Pierre» ni ce corps auguste qui préside à toutes les affaires de la chrétienté, ni la rare et incomparable prudence
Lettre i9. — L. a. s. Reale Archivio del Stato, à la préfecture de Massa-Carrara (Italie), Lettre di diversi SS' Cardinali e Principi al S° Cardinale Cibo. Publiée pour la première fois par M. E. Jovy, Six lettres or'ujinales de Bossuet, Paris, 1912, in-8, p. 21.
I. Des bulles de l'évêché de Meaux. Voir notre tome II, p. 2^7, 358 et 365.
284 CORRESPONDANCE [mai 1681
avec laquelle V. E. les gouverne sous le plus grand et le plus saint pape qui fut jamais ; on n'est avec plus de zèle, de soumission et de reconnaissance que moi,
Monseigneur, De V, E. le très humble et très obéissant serviteur.
J. Bénigne, a. é. de Condom.
A Paris, la mai i68i.
Monseigneur le Cardinal Cibo.