Ou Visitandines
Lettre 2200. — Publiée par ^I. A. Gasté (Deux lettres, p. 48) sur la copie du recueil de INicolas Payen (Ms. de Meaux, n° lai).
1. Mathieu Payen de Montmor, maître d'hôtel du Roi. Voir t. III, p. 65 et 66 ; t. IX, p. Sa et 33.
2. Jean-Baptiste Mathieu Payen de Montmor, né le 29 janvier 1675, était le second fils de Nicolas Payen. Il semble avoir d'abord servi dans les mousquetaires, après quoi il obtint en survivance l'office de maître d'hôtel du Roi que possédait son oncle. Il projetait de s'en démettre pour entrer à l'Oratoire. Il reçut au mois de septembre 1703 la tonsure des mains de Noailles, qui le nomma, le 28 février 1706, à un canonicat de Notre-Dame. Il dut mourir en i~!i&. Il avait appelé de la bulle Unigenitas. Il avait eu pour successeur, comme maître d'hôtel du Roi, son frère Hugues Florent Gabriel Payen de Montmor (Ledieu, t. III, p. I ; Archives Nationales LL 242, f° 3i5 ; les Nouvelles ecclésiastiques, i5 septembre 1729 ; Bibliothèque Nationale, Dossiers bleus; Registres paroissiaux de Saint-Germain-les-Gouilly (Seine-et-Marne).
32 CORRESPONDANCE [déc. 1703
charge n'étalent pas chose dont sa conscience pût s'accommoder ; dès là, la retraite est inévitable. Vous avez jugé vous-même, et Dieu vous l'a mis très fortement dans le cœur, qu'une communauté était nécessaire pour soutenir ce dessein, et nous avons jugé celle de l'Oratoire la plus convenable, pour ne pas dire la seule. Ce sont toutes choses déjà décidées, auxquelles vous vous êtes soumis : l'exécution n'a été diflerée que par des empêchements survenus, lesquels se trouvent à présent levés par la disposition de la divine providence : que nous reste-l-il à faire que d'en revenir aux dispositions déjà prises avec Dieu, sur lesquelles nous ne pouvons varier sans lui déplaire? Rentrez donc, Monsieur, dans cet esprit si chrétien où je vous ai vu avec plusdadmiralion que je ne vous en témoignais, et que j'ai regardé comme un don très particulier de la grâce, que vous ne devez pas laisser s'écouler, mais consommer votre sacrifice; aidez à M. Payen à faire le sien. J'y prends la part que je dois, et je vous assure, Monsieur, que ce n'est pas sans être attendri que je vous en propose l'exécution comme un devoir indispensable. Ne vous affligez point : on trouve avec Dieu et dans l'accomplissement de ses volontés des consolations qui n'entrent point dans le cœur de l'homme ^ Les desseins que vous aviez sur ce cher fils étaient en effet approuvés de tout le monde, et pleins de sagesse ; mais maint(Miant il faut céder à une sagesse plus haule et sacrifier les sentiments de la nature à son auteur. J'allendrai votre dernière 3. Cf. I Cor., II, g.
déc. 1702] DE BOSSUET. 33
réponse avant que de parlera M. le Prince* et au Roi I^ême^ Assurez-vous, Monsieur, que ce dernier acte achèvera de m'unir à vous de la manière la plus intime et que je suis plus que je ne puis vous le dire. Monsieur, votre très humble serviteur.
J. Bénigne, é. de Meaux.
2201. — Nicolas Payen a Bossuet.
Monseigneur, la part que vous avez la bonté de prendre à ce qui regarde ma famille devrait bien mettre fin à ma douleur, pardonnez-moi si ce mot m'échappe dans le temps que je vois l'accomplissement de mes premiers désirs et les desseins de Dieu se manifester sur celui de mes enfants que vous avez conduit à la Cour, et dont vous avez fait l'établissement*. Vous le ramenez, Monseigneur, cet enfant; il me semble que je lis dans la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire'^ ces paroles de l'ange du Seigneur: Ego sanum ducam et sanum tibi reducam Jllhim tmim^. Que puis-je vous répondre. Monseigneur? Vous êtes mon évèque et le sien, nous nous sommes soumis à votre décision ; vous parlez, je crois que votre parole est celle de l'Évangile, j'obéis, je me soumets : Dieu fera le reste. J'ai seulement fait entendre à mon fils (sous votre bon plaisir) qu'il ne devait pas vous prier de demander pour lui au Roi la permission de se retirer
4. La plupart des charges de l'iiôtel du Roi dépendaient du prince de Condé, ainsi qu'il a été dit, t. IX, p. 33.
5. Il fallait faire trouver bon au Roi que son maître d'hôtel quittât son service.
Lettre 2201. — Publiée par M. Gasté (Deux lettres, p. 49), d'après le recueil de Nicolas Payen.
1. Bossuet s'était, en effet, entremis pour faire passera ce jeune homme la charge de maître d'hôtel du Roi, en 1697 (Tome IX, p. 3a).