‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 125 sur 211 · A M"* DE Blringhen · texte numérisé non relu

A M"* DE Blringhen

[Ci)mmencenieul de novembre i6()3?J.

Je reçois, Madame, avec plaisir et reconnaissance les témoignages de vos bontés. Je vois bien que j'aurai de la peine à calmer les esprits de Mesdames vos nièces', et que le petit couvent murmurera

Lettre 38. — L. s. a. Gominuniquée par M. N. Gliaravay. Inédite. — Cette lettre est sans date. D'après son contenu, il semble qu'elle a dû être écrite après une visite canonique de l'iibbaye de Faremoutiers et précéder de quelques jours une nouvelle démarche de Bossuet en vue de clore cette visite par une ordonnance telle que celle du 26 novembre 1698, dont i\i. E. Griselle (Z)e munere pastorali, p. 3o4) a publié le texte. Les articles 10, 11 et 12 de celte ordonnance concernent les pensionnaires ou jeunes filles élevées dans le couvent, soit avec, soit sans l'intention d'y prendre l'habit. Comme ils restreignent les libertés dont elles .'ivaient usé jusque-là, ils ne pouvaient manquer de susciter des murmures et des oppositions. Faisant allusion au différend avec le couvent proprement dit, que l'archevêque de Reiras avait contribué à régler en 1682, Bossuet se demande, par manière de douce plaisanterie, si M. de Reims ne devra pas revenir pour calmer les esprits du « petit couvent ».

I. Mme de Beringhen eut six nièces, dont trois au plus semblent avoir été pensionnaires à Faremoutiers à l'époque où fut écrite cette lettre : Anne .Marie Madeleine Généreuse Fare, àg-ée alors de douze ans, dont il a été question au t. VIII, p. 131 ; Louise Charlotte Eugénie Fare Thérèse, dite de Sainte-Victoire, qui avait alors dix ans ; et la filleule de Bossuet, Anne Bénigne Fare Thérèse, ondoyée à Saint- Germain-l'Auxerrois le i4 novembre i683, dont nous avons parlé au t. VIII, p. 2o5. Quant à Olympe Félicité Thérèse Sophie de Beringhen du Plessis, qui n'avait encore que cinq ans, on trouvera sa notice au même t. VIII, p. 2o5. Les deux plus jeunes nièces de la correspondante de Bossuet, dont il ne peut être question ici, car elles naquirent seulement quelques années après la date de cette lettre, furent : Marie-Louise de Beringhen de Tourniolle (Tournoille ?) qui épousa en 1718 le marquis Guillaume Alexandre de Vieuxpont, fut favorable aux convulsionnaires de Saint-lMédard et mourut le a/i juillet 17^6, à cinquante ans (Le Mercure, juillet 17^6 ; Carré de Montgeron, Vérité des miracles opérés à l'intercession de M. de Paris et autres appelants démontrée contre M. l'archevêque de Sens, Cologne, 1745-17/^7, in-4,

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contre moi. Il faudra que M. de Reims se mêle encore de cet accommodement^.

Je pense sérieusement à mon retour, et quelque fatigue que je vous aie donnée, il faudra que vous me souffriez jusqu'à ce que j'aie tout fait. Je ne serai content que lorsque tout sera si bien calmé que je n'aie plus à vous voir que pour la douceur d'une si agréable conversation.

Vous me faites plaisir, Madame, de m écrire sans façon. J'en use de même et vous assure sans cérémonie que personne au monde n'est plus à vous

que moi.

J. Bémgne, é. de Meaux,

Permettez que je salue de tout mon cœur Mesdames vos nièces, et que j'invite l'abbé Du Mas ^ à vous honorer d'une visite pendant que le beau temps vous favorise.

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