PncRRE DE La Broue a Bossuet
Le samedi matin.
L'endroit de saint Ambroise sur le péché originel, donl
t. III, p. 880), et enfin Lydie Nicole de Ikringlien, marit'e le aa novembre 172a à Hubert de Courtarvel, marquis de Pez*^.
a. L'archevêque de Reims avait contribué à accommoder, dans les premiers temps de l'épiscopat de liossuet (21 Fcvrier 1H82), un différend survenu entre le prédécesseur de celui-ci et l'abbesse de Faremoutiers (Voir Toussaints Duplessis, t. II, p. 4i2 ; K. Jovy, Un fils de Mme de Sablé, M. de Laval, évêqur de la lioclielle. Paris, 1916, in-8, p. 3" et .'i8).
3. Sans doute l'abbé tournas, auteur de l'Histoire des CAiu/ propositions, de qui nous avons parlé au t. XII, p. 3o3.
Lettre 39. — L. a. s. Communiquée par M. N. Cliaravay. Iné-
juiU. 1694J DE BOSSUET. Sog
j'eus l'honneur de vous parler hier, Monseigneur, est dans l'épître LXXIII* à Irénée. Il y en a encore un autre dans l'épître LXXVP au même Irénée, qui ne paraît pas avoir été connu à saint Augustin, non plus que l'épître LXXIIl*, qui est quasi toute sur cette matière * .
Je vous donne le bonjour et je prie Dieu qu'il répande sa bénédiction sur les travaux qu'il vous inspire d'entreprendre pour son Église.
Je suis respectueusement à vous.
Pierre, é. de Mirepoix.
4o. M""* DE BrINON a BoSSUET.
Ce 21 juillet [1694].
Voilà encore. Monseigneur, un gros paquet qui vient d'Ha-
dile. On lit, au bas de la lettre, de la main de Bossuet : « De iis q. inst., cap. 6, g** nav. 3iO (c'est-à-dire édition de 1689, dite du Grand navire, parce qu'elle est aux armes de la ville de Paris, p. 3io). La date manque de précision ; mais cette lettre, écrite au lendemain d'un entretien de vive voix, doit être contemporaine de l'un des séjours de La Broue à Paris. Or la présence de M. de Mirepoix en cette ville est constatée en mai et octobre 1687, juillet 1G88, juin et juillet 1690, octobre 169 6,. juillet 1698 el surtout dans les premiers mois et le carême de 1693 (Archives Aationales, G* 383, dossier Hubert). Que s'il fallait choisir de préférence l'une de ces dates, nous nous arrêterions à l'année 1693, car dès lors Bossuet avait entrepris de réfuter R. Simon dans la Défense de la tradition et des saints Pères, où il parle longuement du péché originel.
I. Ces deux épîtres se trouvent dans Migne, P. L., t. XVI, col. ii5i-ii54 ; 1359-1263.
Lettre 40. — L. a. s. Inédite. Communiquée par M. Le Blondel. Il est probable que c'est à cette lettre que fait allusion Mme de Brinon écrivant à Leibniz, le 12 août lôgi (Dans la Correspondance de
3lo CORRESPONDANCE [julU. 1694
nover^. M. Leibniz ne me mande point qu'il soit de lui. 11 me prie seulement de le faire tenir à Votre Grandeur. Je reçus hier par la poste votre petit billet. Je prie Dieu, Monseigneur, qu'il vous inspire'^.
Je suis avec bien du respect votre très humble et très obéissante servante.
S' M. DE Brinon.
Leibniz avec l'Électrice Sophie de Drunsivick-Luncboury. édit. Ouno Kiopp, Hanovre, s. d. [1878), in-8, t. I, p. 21)7.
I. Il s'açit sans doute des « méditations plillosopliiques » que Leibniz avait eu dessein d'abord d'envoyer avec une lettre le 3 juillet (Dans notre tome VI, p. 346). Le 18 juillet, \.me de Biinon avait envoyé à Bossuet les réponses de l'abbé de Loccum (iètrf.. p. 355).
a. A partir de ce moment, la correspondance entre Leibniz et Bossuet fut interrompue. A ce propos, Leibniz écrivit le 23 décembre 1698/2 janvier 1699 à Mme de Brinon « Je ne sais si c'est un bien ou si c'est un mal qu'il (^Bossuet) s'attacbe depuis quelques années à redresser les excès des mystiques : cela dépend de la science moyenne. S'il était destiné sans cela h se déchaîner contre la doctrine épurée des nôtres, c'est un bien que Dieu l'en ait détourné. Mais, s'il avait continué, sans Mme de Guyon, de travailler aux voies de pacification comme il avait si bien commencé par sa communication avec M. l'aljbé de Loccum, dont j'étais l'entremetteur, c'est un mal qu'il ait quitté la partie ; car il la quitta tout d'un coup sans vouloir dire ni oui ni non sur des questions où il s'était engagé de nous faire entendre son seiitimenl. M. l'ellisson l'aurait peut-éire détourné de cette rupture, mais l'incomparable ?(l. l'ellisson n'était plus. Je vous lai.sse penser quel mauvais eiTet cela a f'ail, et quel jugement en ont fait ce.s personnes fort relevées qui ne connaissaient pas autant que moi la merveilleuse pénétration aussi bien que la droiture de ce grand prélat : au lieu que, .s'il avait continué comme il avait commencé, je puis a.ssurer eu conscience que je crois qu'il aurait pu fnire plus de fruit pour la réunion des esprits que je n'ose dire. » (Édition Fouclier de Careil, t. II, p. 221).
avril 1695] DE BOSSUET. 3ll
4l. A M. DE TORCY.
Monseigneur, Voilà le mémoire ^ que vous avez souhaité que je vous donnasse. Je n'ai pu le faire qu'ici, où je l'avais laissé. Je voudrais qu'il fût plus digne de vous. Quoi qu'il en soit, je vous obéis et suis toujours, comme vous savez, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
J. Bénigne, é. de Meaux.
A Meaux, i3 avril iGgS.
Au bas de la page : M. le Marquis de Torcy.
Lettre 41. — L. a. s. Inédite. Copie faite sur l'autographe par M. Rochebilière (N. a. fr. 22134, f° 342)- — Jean-Baptiste Colbert, marquis de Torcy, n'avait encore, depuis 1689, que la survivance de la charge de son père, Colbert de Croissy, frère du grand ministre. Il ne lui succéda, comme secrétaire d'Etat, qu'à sa mort, arrivée en 1696, et encore fut-il, jusqu'en 1699, sous la direction de Pomponne. Le titre de Monseigneur, que Bossuet lui donne, est assez étonnant : Torcy n'était pas encore secrétaire d'Etat. On sait que les secrétaires d'Etat, il l'exemple de Louvois, se faisaient donner ce titre (Saint-Simon, édit. de Boislisle, t. VI, p. i3o-i3i ; t. XIV, p. 338). A la fin de cette lettre, Bossuet l'appelle simplement Monsieur, comme dans toutes les autres lettres qu'il lui écrivit.
I. Nous n'avons pu trouver ce mémoire aux archives des Affaires étrangères. Il doit avoir un autre objet que le mémoire envoyé six mois plus tard à M. de Croissy, père du marquis de Torcy, et mentionné dans la lettre suivante.
3i2 CORRESPONDANCE |oct. 169»
^2. — A Claude Le Peletier.
A Germigny, 16 octobre 1695.
J'envoie aujourd'hui, Monsieur, à M. deCroissy' le mémoire qu'il m'a ordonné de la pari du Roi sur le livre de M. de Rocaberti". 11 n'y a qu'environ un mois que j'ai eu l'ouvrage en main, et je n'ai pu lire en moins de temps trois volumes dune si énorme et si ennuyeuse longueur. Je vous supplie de me [faire] savoir sur cette all'aire ce que vous croirez qui sera utile, et même, si vous désirez que je vous envoie le mémoire^ vous l'aurez au
Lettre 42. — L. a. s. Archives du Marquis de Rosanibo, au Mesnil. Inédite.