Au Marquis de Pomponne
A Germigny, 8 août 1696.
Je prends, Monsieur, tant de part à ce qui vous touche, et le mariage de Mademoiselle votre fille' est si convenable, et dans son fond et dans toutes les circonstances qui l'accompagnent, que je ne puis vous en témoigner assez ma joie. C'est, Monsieur, avec sincérité que je prie Dieu de le bénir, et que je vous assure en cette occasion, comme je ferai en toute autre, de la passion et du respect avec lequel je suis. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
J. Bénigne, é. de Meaux.
M. de Pomponne.
^7. — A l'Abbé Uenaudot.
A Meaux, jS octobre 1696.
Je vous supplie, Monsieur, de vouloir bien faire rendre sûrement à Milord comte Pcrlh cette lettre
Lettre 46. — (^opie faite par M. Rocliebilière sur l'autographe de la succession de M. de Monmerqué.
I. Catherine Félicili' Arniiuld, fîlle du marquis de Pomponne et de Catherine Lavocrat, allait épouser, le i3 août 1O9G, le marquis de Torcy. Ce mariage avait <^tt' ménagé par Louis XIV, qui, s'étaiit retourné vers Pomponne après la mort de Louvois, voulait unir la Famille des Arnauld .'1 celle des Colbert. Cf. Saint-Simon, t. III, p. ]fii.
Lettre 47. — Inédite L. a. s. A passé h la vente de la liibliolhèque l'ould et Rattier, par M. FI. Leclerc, le i-^ juin igao.
juin 1697J DE BOSSUET. 817
que j'ai reçue de Rome pour lui, de l'assurer de mes respects et de me croire toujours, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
J. Bénigne, é. de Meaux.
Au bas : M. l'Abbé Renaudot.
^8. — A l'Abbé de Rangé.
Paris, 37 juin 1697.
Voilà, Monsieur, les copies que vous m'avez demandées ' . Je n'avais point eu dessein que vos lettres fussent répandues, et je n'en avais donné qu'une copie pour paraître en lieu principal, où je savais qu'elles seraient utiles. C'est par là qu'elles ont été communiquées ; et je vous puis dire qu'elles ont édifié l'Eglise^. Elles ont été jusqu'à Rome, oii l'on a été, comme ailleurs, ravi de voir la sainte union des villes et des paroisses avec le désert. On lui voulait faire croire qu'il ne savait prier, puisqu'on voulait introduire une oraison qui lui était inconnue. On se vantail même, dans une lettre au Pape, de défendre la tradition des ascètes. Vous ne pouviez vous dispenser d'en expliquer les sentiments'.
Lettre 48. — Inédite, communiquée par M. Léon Lecestre, d'après une copie existant dans les papiers du duc de Saint-Simon.
I. Cf. notre t. VIII, p. aSg et agS. Bossuet parle de la copie des deux lettres de Rancé, du mois de mars et du i/j avril 1697, dont la publication causa tant d'émotion dans le public et valut quelques critiques sévères à l'abbé de La Trappe.