I. Celte lettre ne semble pas avoir été conservée
a. En particulier, Bossiiet prêcha à l'inaiijfiiration de la chapelle provisoire des Missions étrangères, le 37 décembre i663 (Arcliives Nationales, M [\o!\ ; Ad. Laiitiay, Histoire de la Société des Missions étrangères, t. [, p. 79). Depuis leur établissement, en i6t')3, les Missionnaires célébraient les Messes et les offices dans une grande salle, qui leur a servi de chapelle jusqu'en i683, année de la construction de l'église encore existante (Le Maire, Paris ancien et nouveau. Paris, i685, in-i2, t. II, p. 380).
3. Bossuet était en rapports fréquents avec MM. Tibergeetde Brisacier.
II. Allusion au différend survenu entre les jésuites et les Missions étrangères au sujet des cérémonies chinoises.
5. Charles Maigrot, né h Paris en iG.'ja, prit le bonnet de docteur en 1678. Entré dans la Société des Missions étrangères, il fut envoyé en Chine, où il fut vicaire apostolique pour la province de Fo-Kien, et plus lard reçut le titre d'évcque de Conon in parlibus. Son mandement du 36 mars 1693, condamnant diverses pratiques tolérées par les jésuites, fut l'origine des longs démêlés connus sous le nom de querelle des cérémonies chinoises. Mgr .Maigrot, sur l'ordre (le l'empereur Kang-Hi, lut emprisonné, puis expulsé. Il rentra en Kurope, |)uis se rendit à Home en 1709. Il mourut dans cette ville le 38 février i-'.U). Des lettres de Maigrot et une copie de son
juin 1698] DE BOSSUET. 821
que je leur envoie présentement la copie du grand volume composé par le P. Dez •= contre Mgr Maigrot et moi, lequel a été présenté au Saint Office au nom de toute la Société''. Si V. G. avait quelques moments pour les lire ou les faire lire, elle connaîtrait la différence qu'il y a enti-e ma conduite et celle de nos parties, qui, non contentes de ce qu'elles ont dit dans leurs écrits, tâchent (comme je l'apprends de divers endroits) de me rendre en France de très mauvais offices. Comme apparemment ce n'est pas tant ma conduite que la cause que je défends qui leur déplaît, j'ose espérer de l'amour singulier de V. G. pour la pureté de la religion, qu'elle voudra bien appuyer ma cause, qui regarde le fond de la religion même, et donner à celui qui la défend les moyens
mandement se trouvent à la Bibliothèque Nationale, latin 16980, f^ 18 sq., 281 sq. Maigrot avait laissé des observations latines In librum XIX, tom. II, part. 5, Historlœ Societatis Jesii. ouvrage du P. Jouvency. Nicolas Petitpied en a donné une version sous ce titre : Examen des fausselés sur les cultes chinois avancées par le P. Jouvency, jésuite traduit d'un écrit latin composé par le P. Minorelli, dominicain, missionnaire à la Chine, s. 1., 1714, in-12 (Voir Quétif et Ecliard, Scriptorcs ordinis Prœdicatorum, t. II, p. 81 4)- On peut lire à la Bibliothèque Nationale, lat. i'76o8 : De actis cardinalis de Tournon legati apostolicl in imperio Sinarum. opus R. D. Maigrot. On a aussi les Obseroationes R. Dni Caroli Maigrot in librum quem R. R. Patres Societatis Jesu Pekini circa pressentes de cultibus Sinensibus conlroversiis typis ediderunt (Bibliothèque Nationale, D 48i3, in-4). Voir VHistoire ecclésiastique d'Ellies du Pin, t. IV ; Ad. Launay, Histoire de la Société des Missions étrangères ; H. Cordier, Bibliographia sinica, t. I ; Picot, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique du XVIII^ siècle.
6. Sur le P. Dez, voir en particulier notre tome III, p. 2o3.
n. En 1697, le P. Dez avait remis au Saint Office un mémoire de quatre cents pages in-Polio contre le mandement de Mgr Maigrot : Observaiiones in mandalum (lat. 16980, f* 198 et suiv.). A la fin du mois d'août, Dez présenta au Pape une supplique, et à la Congrégation des Obseroationes residaales (lat. 16981) ; à quoi Charmot répondit le 7 octobre 1698, par ses Braves notationes. — On trouve h la Bibliothèque Nationale, latin 16980 et 16981 , des lettres écrites par Charmot à l'occasion de cette querelle des cérémonies ohinoises.
322 CORRESPOlNDAiXCE [juill. 1698
diralter, quoique imparfaitement, tant de beaux exemples que V. G. donne à tout l'univers de son zèle infatigable pour la défense de la vérité. C'est, Monseigneur, ce que je souhaite avec beaucoup de passion, et de me pouvoir toujours dire avec un profond respect. . .
Charmot.
5i. — Le Grand duc a Bossuet.
Li 18 Liiglio 1698, di Firenze.
Nuove dimostrazioni del cordialissimo affctto di V. S. 111'"' mi sono pervenute con il nuovo libro dalo da Lei nuovamenle alla luce; e nuovi stimoli di sincera gratitudine sento cccitarsi neir animo mio, al vedermi sempre più fatto segno de suoi candidi alfetti, e délie sue gentili manière mediantc un dono cos\ compito, nel qualc si fa mirabilmente conoscere la sua dottrina, la sua sodezza e la sua grande erudizione. IIo ben creHuto mio debito per maggior vantaggio di V. S. 111""" di trasmettere subito il predetto libro a Roma nelle mani di suggetto che saprà certo far valere le ragioni clie vi si contengono, e famé quell' uso che potrà essere più proporzionato alla buona terminazione délia di Lei causa, alla quale auguro di tutto il mio cuorefin da quesl' ora un fortunato successo. Menlre rendendole grazie pienissimc per la nioinoria cortese che ella conserva d\ me in tutti i riscontrl la prego ben vivamente ad esercitare la dîsposta volontà mia, con farmi sposso goderc le occasionî d'i servirla. Et pieno di stima per le di Lei degnc prérogative auguro a V. S. 111™' quelle fortune che son dovute al suo merito.
Lettre 51. — L. a. Minute Florence, Arcinvio Mediceo, t. 891/1. (Jommiini(|uée par M. André Mont|;lond. Inédite. — Lettre de remerciement pour l'envoi de la Relation sur le quiélisme, achevée d'imprimer le 3i iii^ii. Voir t. X, p. a.
aoùl 1698] DE BOSSUET. 323