Le Comte de Pontchartrain a Bossuet
8 mars l'^oo.
Le Roi ayant été informé que, dans plusieurs diocèses, on a néglige la procession qui fut instituée en t638 par le feu roi le jour de l'Assomption, lorsqu'il mit le royaume sous la protection de la sainte Vierge, S. M., qui a intention que cette procession soit faite dans tous los diocèses avec la dé- Lettre 57. — InZ-flite. Arrliives de l'Iorcnce, Arcliivio Mediceo, l. Soi.'j. Minute. Communiquée par M. Andrt^ M(int|r|ond. Hi^punse à l;i lettre du aft juillet i()9g (t. \II, p. 80), dans laquelle Bossuet l'iippelait au (îrand duc sa promesse de lui envoyer son portrait et ceux di;s (irinces de sa faniillc.
Lettre 58. — Inédite, .archives Nationales, ()' 4^^, !•• 9^' >"• — r](;tte circulaire fut adressée h tous les arclievi^ques et évi^qucs de France, à l'exception de l'archevêque de Paris.
octot. 1700I DE BOSSUET. 353
cence convenable (supposé qu'on y eût manqué), m'a ordonné de vous demander de quelle manière elle y a été faite jusqu'à présent et de vous dire que vous devez rétablir la chose dans toute sa splendeur, suivant l'esprit de la déclaration de i638, dont je joins ici une copie. Vous savez que S. M. remédia en l'année 1676 à quelques difficultés d'entre le Parlement et les autres cours, qui empêchaient la solennité de cette cérémonie, et que, depuis ce temps-là, elle a toujours été faite à Paris avec beaucoup de décence. Ainsi vous ne pouvez rien faire de plus agréable à S. M. que de suivre l'usage de Paris à cet égard.
Je suis, etc.