I. Dès que Bossuet arriva à Paris
3. Michel Chamillart (1651-1721), intendant à Rouen, maître des requêtes, fut contrôl:!ur général des finances, du 3 septembre 1699 au mois de février 1708. Il fut aussi ministre d'Etat et secrétaire d'Etat au ministère de la Guerre.
3. Chamillart avilit épousé sa cousine germaine, Elisabeth Le Rebours, dont les deux oncles, Thierry et Claude Le Rebours signèrent la supplique adressée à Bossuet par la famille de l'abbé Drouyn (cf. fjlus haut, p. 35 1). Elisabeth ou Isabelle Le Rebours était fille d'Isabelle Compaing et de Jean Le Rebours, seigneur de Prunelé, maître en la Chambie des Comptes.
4. Mémoire pour Messire Philippes Drouyn, prêtre, docteur en théologie de la Faculté de Paris, de la maison et société royale de Navarre, premier bibliothécaire pourvu par S. M. de la bibliothèque de cette maison (B'M'iolhè({\ie^tiùonai\e, f° Fm 5109).
n'avais rien fait de mon chef, que je n'avais eu en vue que ma justification, que Sa Grandeur n'avait point de part à tout ce que j'avais écrit qui pût tirer à conséquence, et que je croyais avoir gardé en parlant d'Elle le respect qui lui est dû.
M. de Meaux m'interrompit pour me dire que, venant de la part de M. le Contrôleur général, je ne pouvais manquer d'être bien reçu, que M. Chamillart était une personne pour laquelle il avait une estime infinie, qu'il en avait reçu une lettre très obligeante pour moi ^, qu'il ferait dans mon aiïaire tout ce que M. le Contrôleur général voudrait (ce qu'il répéta par deux l'ois). Mais il ajouta qu'il ne croyait pas que M. le Contrôleur général voulût qu'il fût déshonoré, que j'avais manqué de respect à son égard en le nommant dans un écrit sans sa permission.
Sur quoi je lui représentai que je n'avais pas cru qu'il fût nécessaire de demander permission à une personne pour parler d'elle avec respect, comme il me semblait l'avoir fait à son égard ; qu'au reste, si j'avais manqué en cela, c'était une faute d'ignorance, dont j'avais un sensible déplaisir, et lui en demandais très humblement pardon. Je lui répétai encore que, par l'impression du mémoire, je n'avais eu intention que de me justifier, tant auprès de Sa Grandeur que du public, parce que mes ennemis ne s'étaient pas contentés de lui en parler, mais qu'ils avaient affecté de répandre dans le monde les calomnies les plus allreuses, qu'ils ont forgées et inventées pour tâcher de me perdre.
a Mais, reprit M. de Meaux, ce n'est pas savoir son monde que de parler d'une personne comme moi sans son aveu. » Il se retrancha ensuite à dire, sur les excuses que je lui en faisais pour tâcher de le fléchir: « Mais que deviendra donc mon autorité? Il faut donc que je me cache après ce que j'ai fait à votre égard ? Il faut en faire un exemple pour maintenir mon autorité. »
Je ne pus m'empêcher de lui répliquer, avec tout le respect