‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 18 sur 211 · DemoslUen., Declamatio funebris · texte numérisé non relu

DemoslUen., Declamatio funebris

ao. Arist., Ethic. Nicom., II [nr, èÇ rov yiviza.'., j^'j toûtwv xa.\ a2Çït«i r.a.\ ^Osi'pcTai].

ai. Plutarch., Consolât, ad Apollonium, xiv (^Mor., p. 109 F). — Ces textes d'auteurs anciens cités par Capperonnier, se trouvent dans le Thésaurus d'il, filslienne, au mot -(i-('/')'x(xi, nascor, orior.

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Nouveau Testament. Il n'y a pas longtemps que l'homme de Paris qui sache mieux le grec--, prétendait avoir trouvé une nouvelle preuve de la divinité de Jésus-Christ dans ces paroles du démon : opxîO" ers "^O' 0£ov-^, qu'il traduisait : Adjuro te Deum, te qui Deus es.

J'étais d'abord ravi de cette découverte, afin de joindre ce passage à plusieurs autres du Nouveau Testament, où Jésus- Christ est appelé Dieu. Mais, après l'avoir examiné de plus près, je trouvai qu'il fallait bien se donner de garde de s'en servir, de crainte, comme dit quelque part saint Thomas, que les hérétiques ne s'imaginent que nous fondions notre foi sur de faibles principes. Voici les raisons que j'avais d'entrer dans ce sentiment.

Premièrement, l'auteur de la Vulgate a traduit : Adjuro te per Deum.

Secondement, il y a d'autres endroits où ôpxt^etv nvà signifie conjurer de la part, ou bien au nom de quelqu'un. En voici des exemples :

'Opxt'S^oasv 6[i.x; ihv 'Iti^ouv, id est : Adjuramus vos per Jesum, comme on lit dans la Vulgate^*.

'Opxi'^w 'j[jt.7.ç Tov Kupiov, id est : Adjuro vos per Dominum, comme on lit dans la Vulgate".

M. Simon lui-même, qui se pique tant de grécisme, a très mal traduit ces paroles d'Euthyme^^ sur saint Jean : b IlaTTip

32. Veut-on parler de Boivin l'aîné, ou de son frère Jean, ou de Julien Ponchard ?

a3. Marc, V, 7.

24- Act., XIX, i3. — La Vulgate, comme le grec, donne le verbe au singulier.

a5. I Thessal., v, 27.

a6. p. G., t. GXXIX, col. 1437. — Euthyme Zigabène, religieux du couvent de la Mère de Dieu, à Constantinople, contemporain d'Alexis Gomnène (xn® siècle). Il a composé : Panoplia dogmatica orthodoxx fidei, des commentaires sur les Psaumes, sur les Evangiles, etc. Plusieurs de ses ouvrages ont été réimprimés dans la Patrologie grecque de Migne, t. GXXVIII à GXXXI. (Voir Anne Gomnène, Alexias, lib. XV, Paris, i65i, in-fol. ; Fabricius, Bibliotheca grseca (1715), t. VU, p. 460; D Geillier, Histoire des écrivains ecclésias-

Mi CORRESPONDANCE [janv. 1708

eùBoxï)G£v tva TxivTwv 0 Yio; èçoudiâcn) Sià tt]? tiicteio;. Voici la traduction de M. Simon : « Il a plu au Père que le Fils donnât le pouvoir à tous par la (oi''\ » Voilà une insigne falsification. 'E;ou<Tiâ^£iv ne signifie pas donner le pouvoir, mais dominer, avoir pouvoir, exercer son pouvoir. Eulhyme veut dire que l'intention du Père céleste a été que le Fils dominât sur tous les hommes par la foi. Et, en effet, disait Jésus- Christ lui-même : Data est mihl omnis polesias. Dedisti ei potestatem omnis carnis-*. Cela suffit pour que nous nous défiions de M. Simon, même pour ce qui regarde le grec. Je crois avoir encore quelques passages grecs qu'il a mal traduits dans ses Critiques.

Je suis. Monseigneur, avec un très profond respect, le très humble, etc.

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