‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 17 sur 211 · Hebr., XI · texte numérisé non relu

Hebr., XI

la. « M. Bossuet observe que, dans l'édition à trois colonnes, on lit : èyf vvrjOïjaav » (Deforis).

Il est dit des débauchés : Isii vero tanquam irrationalia animalia, quœ sola natura duce ducunlar, nala ad, etc. ; YeyevT,aéva*^. Dans d'autres éditions, on lit -{eys.vvr^iKivx^^, du verbe YÊvvîd^ai.

Comme il ne s'agit que du Nouveau Testament, il n'est pas nécessaire de remarquer que, dans les auteurs profanes, Yt'yveaOat ou y-vs^Sat, aussi bien que Y^'-VEcOat, signifient souvent naître. Par exemple, dans Homère : La maison où je suis né, 66t TtpojTOv yevotxTjv '■''.

Dans Isocrate, « Ne pas laisser d'autres héritiers que ceux à qui nous avons donné naissance, » TiX-rjv tojç è; 7](i.<ii3v YEyovoTaç '*.

Platon dit aussi : Non nobis solum nati sumus, comme traduit Cicéron, o'jx ol'jtu) jxovco Y^YOvev '^.

Et encore dans le Timée, yiyv6\izwov xat aTtoXXùjxevov, Quod gignitar et interit, comme traduit encore Cicéron '*.

On trouve dans Démosthène, •^(z-^t^r^tsha.K xaXcôç, honesto loco esse natum •'.

Aristote dit : E quibas nascitur, kl wv yiyvtTOLt., ab Us auge-

On lit dans Plutarque ces mots ; « Croyez-vous qu'il y ait de la différence entre n'être point né, et mourir après être

né? » t] [jlT| yevê'dôat, r\ ys^daevov àTroY^vetiôai ^'.

Cela nous montre quelle précaution il faut apporter, pour bien juger de la signification des mots grecs, surtout dans le

i3. H Petr., II, la.

ili. «M. Bossuet observe qu'on lit ainsi dans l'édition à trois colonnes » (Deforis).

i5. Homer., Odyss.. [XIV, 1/4 1].

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