‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 197 sur 211 · Tome IX] CORRECTIONS ET ADDITIONS. 5lï · texte numérisé non relu

Tome IX] CORRECTIONS ET ADDITIONS. 5lï

Roy, t. II, p. i8, et la notice en tète des Lettres de Colbert, Cologne, 174 1, 4 vol. ln-12, p. 3i8 et Sig. Voir aussi Valentin Durand, le Jansénisme au XVIII^ siècle et l'épiscopat de Joachim Colbert, Toulouse, 1907, in-8).

271, n. 3. Sur l'affaire du P. d'Estimbrieu, il y a un recueil du P. Léonard aux Archives Nationales, M 243, f°* 177 et suiv.

374, lettre 1677. La date doit être fausse, puisque, le 10 avril, Bossuet était encore à Meaux (cf. p. 275). Par distraction il a écrit avril pour mars. Cf. t. IX. p. 217, 220 et 248.

285, lettre 1682. Outre la copie des bénédictins conservée à Saint- Sulpice, nous avons pu voir une autre copie donnée à M. A. Floquet par M. Feuillet de Conches, qui l'avait faite sur l'original en sa possession. Voici les variantes présentées par cette dernière copie.

285, 1. 7 à g. ...que les cinq qui sont contre nous étant unis, et les autres non, détermineraient, si le cardinal Noris s'yjoignait.

a85, 1. l3. ...d'aller d'abord au Saint Office, et que vous l'aviez empêché.

286, 1. 3. ...et l'on a bien fait voir.

287, 1. Ii-i3. ...que jeudi dernier, quelque rapport qu'on avait fait

à S. M. de la vie de cet abbé... fit qu'elle ne voulut plus.

288, 1. 2. ...vice dont on accuse les Bretons.

297, n. 7. Lisez : la déclaration à l'évèque de Tarbes, p. 48o. 353, lettre 1699, ^- 6. Lisez : en meilleures mains.

366, n. 6. La Verdure, né à Aire, en Artois, le 27 août i636, avait pris

le bonnet de docteur en i663. (Ms. de la Biblioth. de Cambrai). Il est question de La Verdure dans les Mémoires importants pour servir à l'histoire de la Faculté de Théologie de Douai, s. 1., 1696, in-4 (Bibliothèque Nationale, D 88o5). La Verdure avait si peu perdu la tète, qu'il conservait sa chaire (cf. t. XIII, p. 896), qu'il occupa de 1667 à 1717, résistant aux sollicitations des jésuites, qui le pressaient de donner sa démission, dans l'espoir que son successeur leur serait plus dévoué. Il mourut le 12 février 1717-

367, n. 7. Les frères Colombet étaient originaires de la petite ville de

Saint-Amour (Jura), qui faisait alors partie du diocèse de Lyon. Ils étaient fils de Jeanne de Brange et de Pierre Colombet, notaire et intendant du comte de Saint-Amour. L'aîné, Nicolas, naquit le 2 mars 1628 et mourut le 24 août 1706. Guy, son frère, né le 20 novembre 1682, fut curé de Saint-Etienne, en Forez, et mourut le 28 mai 1708. Le Mercure (février 1709, p. 169 à 171) loue son éloquence et la sagacité de sa critique en matière de traditions religieuses (Bonvallet, Armoriai de la Franche-Comté, Besançon, i863, in-i8, p. 20; Corneille Saint-

5l2 CORRECTIONS ET ADDITIONS. [Tome IX

Marc, Tablettes historiques de la ville de Saint- Amour , dans les Mémoires de la Société d'émulation du Jura, année i868).

876, n, 8. Sur Nicolas Le Fèvre, on peut voir aussi le P. Léonard, aux Archives Nationales, M "jSg. Il ne doit pas être confondu avec Nicolas Le Febvre, dit des Chevaliers, d'un fief existant sur le territoire de Brienne-la-Vieille (Aube). Celui-ci était fils de Geneviève Laurent et de Nicolas Le Fei)vre, seigneur de La Noue. Il avait été baptisé à Troyes le 19 décembre iG65 et avait obtenu un canonicat dans sa ville natale dès 1G81. Il prit le bonnet de docteur le 11 octobre 1693, fut successivement vicaire général de MM. de Chavigny et Bossuet, évèques de Troyes. Il mourut appelant de la bulle Unigenitus, le 20 avril 175^ (Les Nouvelles ecclésiastiques, ai août 1764 ; Grosley, Mémoires sur les Troyens célèbres, t. I, p. 124 ; Archives de l'Aube, E 776 ; Etat civil de Troyes, paroisse Sainte-Madeleine; Bibliothèque Nationale, fr. 22882, f" 33).

378, n. 3. Louis Maille était né à Brignoles vers 1657. Il fut de bonne heure choisi par le cardinal de Grimaldi, archevêque d'Aix, pour enseigner dans son séminaire. Impliqué dans l'affaire des Filles de l'Enfance, il se réfugia à Rome et fut condamné par défaut, le 12 février 1689, à cinq cents livres d'amende et au bannissement pour sept années. Mais il avait déjà trouvé une situation. On le voit d'abord théologien du cardinal de Norfolk (al. cardinal Howard), puis professeur à la Sapience, lié avec Gasoni comme avec les anti-régaliens et les jansénistes retirés à Rome, tels que Dorai, du Vaucel, etc., et suspect à l'ambassatlc de France. Dans le désir de revoir ses parents, il songea à régler ses affaires pour retourner dans son pays ; c'est là sans doute ce qui le porta à aider si puissamment l'abbé Bossuet dans la campagne du quiétisme. Déçu de ses espérances, Maille se tourna d'un autre côté et fut pris pour grand vicaire par Carpegna, cardinal-vicaire. Mais, le 10 juillet 17 10, il fut enfermé, pour cause de jansénisme, au Château Saint-Ange, où il resta cinq ans, ne recouvrant sa liberté que peu de temps avant la mort de Louis XIY. Il ne fut pas longtemps sans être inquiété de nouveau, et, pour échapper aux poursuites, il revint en France en 1717. H trouva une retraite au séminaire des Bons-l'^nfants, grâce au cardinal de Noailles, et, il la mort de ce pi-élat, il passa chez les Pères de la Doctrine de Saint-Charles. .Maille était ami des appelants et partisan des miracles du diacre Pilkris. Il mourut le 3 août 1788, à quatre-ringt-un ans. Sa corresjiondance, interceptée pur l'ambassade de France, se trouve aux Affaii-cs étrangères, Rome, t. 3ii, etc., etc. Un discours prononcé par lui, le u.'i février

Page 1