‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 79 sur 211 · Ce qui suit est de la main de l'abbé de Saint-André · texte numérisé non relu

Ce qui suit est de la main de l'abbé de Saint-André

g. Cf. plus haut, p. 65.

10. L'original porte la mention suivante : « Monsieur l'abbé Mareschal m'a donné cette pièce aujourd'hui, dimanche 8 de mars 17^0. Est. SouciET, de la G'^ de Jésus. » — Le P. Etienne Souciet, né à Bourges le 12 octobre 1671, mort à Paris le i4 janvier 17^4, eut cinq frères chez les jésuites, où il était entré lui-même le 8 septembre 1690. C'est un des membres les plus distingués de la Compagnie au xviii^ siècle. Il fut bibliothécaire du collège Louis-le-Grand et l'un des principaux rédacteurs des Mémoires de Trévoux. Il prit aussi part à l'édition du Dictionnaire de Trévoux publiée en 1 721, et collabora très probablement au Supplément des Nouvelles ecclésiastiques. Il donna une édition de l'ouvrage de son confrère le P. Deschamps, DeHxresi janseniana (1728) et mit au jour la Critique de la Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques et des prolégomènes de la Bible publiés par M. Du Pin, avec des éclaircissements... par feu M. Richard Simon (Paris, 1780, 4 vol. in-8). La liste de ses travaux se trouve dans la Bibliothèque du P. Sommervogel ; ses papiers sont conservés à la Bibliothèque Nationale, n.a.lat.,117 à 1 24, comme les lettres qui lui furent adressées, fr. 24427 (Voir les Mémoires de Trévoux, avril 1744, p. 746 et suiv. ; le Journal des savants, avril 1781, p. 247 ; les Nouvelles ecclésiastiques, année 1787, p. 200; Voltaire, édit. Garnier,

t. XXII, p. i48; t. XXXIX, p. 44i).

Documents divers

1° Procès-verbal et protestations contre Voffrande qui se fait au nom du Roi en l'église de Meaux le jour de saint Etienne.

L'an mil sept cent deux, le vingt-six décembre, jour de saint Etienne, patron de l'église cathédrale de Meaux, nous, Roland de Vernon *, conseiller du Roi, procureur de Sa Majesté au bailliage, présidial et hôtel de ville de Meaux, accompagné de M^ Pierre Bridou -, procureur de dame Charlotte Séguier^, duchesse de Verneuil, vicomtesse de Meaux,

i° — Publié par M. Th. LliuilHer dans la Revue dé Champagne et de Brie, septembre 1878, p. 2o3 et suiv. — Cette pièce rappelle un différend occasionné par l'absence de Bossuel retenu à Paris par la maladie et par les difticultés que lui suscitait le Chancelier. Suivant un usage immémorial, une offrande était faite, le jour de saint Etienne, au nom du Roi, du vicomte et du vidame de Meaux, dans la cathédrale de celle ville. Les mag-istrats chargés de présenter celte offrande tentèrent de s'y refuser, sous prétexte que l'évèque n'était pas là pour la recevoir.

l. Roland de Vernon. Voir l. III, p. 821.

3. Sans doute Pierre Bridou, élu à Meaux. l\ appartenait à une famille très nombreuse, originaire de Lille, dont une partie s'était fixée à Meaux et à Crécy-en-Mrie. Parmi les membres de cette famille, on remarque, outre l'élu de Meaux, Je;in Bridou, notaire à Grécy, Arnoul Bridou, chanoine de La Rochelle, près d'Arras, morl ù Paris en 1700, Nicolas Bridou, contrôleur de la gabelle à Meaux, Pierre Bridou, gentilhomme servant du Roi, etc. (Registres de l'étal-civil, à Crécy ; Bil>liothè(iue Nationale, Cabinet des litres.)

3. Charlotte Séguier, fille du chancelier Pierre Séguier el de Madeleine Fabri de Champauzé, était veuve de Maximilien de Béthune, duc de Sully, et usufruitière de la vicomte de Meaux, lorsqu'elle épousa, le ag octobre i(i68, Henri de Bourbon, duc de Verneuil, fils bâtard de Henri IV et ancien évoque de Metz. Elle mourut le 3 juin 1704, ?i quatre-vingt-un ans.

DOCUMENTS DIVERS. 2i3

et M' Philippe Hébert*, procureur de dame Éléonore de Rochechouart", marquise de Bonivet, vidame de Meaux, étant en robe et bonnet carré, sommes transportés sur les neuf heures du matin en ladite église cathédrale pour y entendre la grande messe et nous présenter au nom du Roi et de MM. les vicomte et vidame de Meaux à l'offrande que M. l'évêque de Meaux a coutume de faire à pareil jour à l'offertoire de la messe. En laquelle église étant arrivés et ayant appris que M. l'évêque de Meaux était resté en la ville de Paris à cause de quelques affaires et indispositions, et que M. Richer^, doyen de ladite église, devait à son défaut officier et dire la grande messe, ce changement nous aurait donné lieu d'entrer dans la sacristie pour conférer avec les sieurs du chapitre sur le parti que nous devions prendre au sujet de ladite cérémonie, à cause de l'absence de M. l'évêque ; en laquelle sacristie seraient arrivés peu de temps après ledit S"' Richer et les S"^^ Fordrain'' et Fouquet ^, chanoines, pour se revêtir des habits sacerdotaux et se préparer à dire la messe. Auquel S' Richer, nous, procureur du Roi, adressant

l\. Philippe Hébert, fils de Pierre Hébert et de Jeanne Le Maistre, avait succédé à son père en qualité de procureur es sièges royaux à Meaux, et de prévôt de la justice royale de Nanteuil ; de plus, il avait étééchevin de la ville de Meaux en 1687. Il avait épousé Suzanne Muly. Il était frère de Pierre Hébert, avocat du Roi à Vitry-le-François (Registres des paroisses Saint-Christophe et N.-D. de Chaage, à Meaux).

5. Eléonore de Rochechouart, comtesse tle Belin et vidamesse de Meaux, fille unique d'Eléonore de Faudoas-Averton et de François de Rochechouart, marquis de Bonnivet, épousa par contrat du 3o août 1644 Jacques de Mesgrigny, seigneur d'Epoisses, président au Parlement de Rouen. Elle mourut le aS octobre 1707 (Ambroise Ledru et Eugène Vallée, La maison de Faudoas, Paris, 1907, 3 vol. in-8, t. I, p. 3o5 à 3o8).

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