‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 90 sur 211 · I. — A Vincent de Paul · texte numérisé non relu

I. — A Vincent de Paul

[Paris, 5 août (?) 1660.]

Monsieur, Mon père* m'écrit qu'il vous envoie un ample

Lettre i. - — Cette lettre et les trois suivantes sont conservées dans les archives de la congrégation de Saint-Lazare, à Turin. Elles nous ont été communiquées par M. Coste, éditeur de la Correspondance de saint Vincent de Paul. Elles sont rehitives au choix et à l'acquisition d'un immeuble destiné à l'établissement d'un séminaire dans la ville de Metz (Voir Emmery, Edits enregistrés au Parlement de Metz, Metz, 177/I-1788, 5 vol. in-4, t. IV, p. 187 et suiv. ; Floquet, t. I, p. igS et suiv. ; Dommanget, Un autographe du conseiller Bénigne Bossuet, extrait des Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de la Moselle, 1868 ; Dufresne, dans le Bulletin de la même société, 1868, p. 58 et suiv ; N. Hamant, Histoire du séminaire Sainte-Anne, dans la Revue ecclésiastique de Metz, février 1907 ; Revue Bossuet, Supplément VIII, p. loi).

I. Bénigne Bossuet, né vers iSga, était le second fils de Jacques Boussuet et de Claude Bretagne. Licencié en droit le 28 juin i6i3, il fut d'abord avocat postulant au Grand conseil, puis avocat au Parlement de Dijon, échevin de cette ville en 1621^ et 1626, avocat conseil des Etats de Bourgogne en 1626, substitut du procureur général à Dijon en i63a, conseiller en i638 au Parlement de Metz, détaché quelque temps au Conseil souverain d'A-lsace en 1639. Il eut dix enfants de Marguerite Mochet ou Mouchet, qu'il avait épousée h Saint-Jean de Dijon, le 25 février 1618. Après la mort de sa femme

•j6o correspondance [août 1O60

mémoire de l'état des choses et me renvoie à vous pour l'apprendre. Si vous pouvez demain faire que M. l'abbé de Chandenier^ envoie son carrosse du matin, j'irai faire mes dévotions ^ chez vous et y dire la sainte messe. Après quoi, j'aurai l'honneur de vous entretenir pour résoudre ce que j'aurai à dire à la Reine, qui me fait souvent demander l'état de l'affaire.

Je suis avec respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

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