Art., VII
DOCUMENTS RELATIFS A LA MORT DE BOSSUET. s'ig
tre en état de seivir l'Église, [chacun] selon la mesure de sa grâce et de ses talents. Quoique les dons que nous connaissons dans feu Mgr de Meaux soient grands et dignes de notre estime, ils ne suffisent pas seuls pour le salut ; il arrive souvent que, par l'infirmité humaine, il se glisse bien des faules dans l'usage que l'on en fait. C'est ce qui nous doit porter à prier pour qu'il plaise au Seigneur de traiter ce grand prélat dans sa miséricorde. H y a toujours mis sa confiance, et appuyé sur ce fondement toutes les espérances de son salut. Ses mœurs pures et innocentes et les douleurs aiguës d'une longue maladie qu'il a souffertes avec une grande patience nous donnent lieu d'offrir pour lui nos prières avec plus de confiance. Nous vous exhortons à vous acquitter de ce devoir et à donner toutes les marques de respect qui sont dues à la mémoire d'un si grand homme, et surtout à profiter des lumières qu'il nous laisse en mourant dans ses ouvrages. Nous vous en conjurons avec d'autant plus d'instance que nous nous faisons honneur d'avoir reçu souvent ses instructions et ses avis ; et même nous vous l'ordonnons par la communion qui doit être entre toutes les Eglises particulières, et la part que nous devons tous prendre au bien général de l'Église universelle.
Donné en notre Palais épiscopal, ce vingt-unième mai mil sept cent quatre, sous le sceau de nos armes, notre seing et le contre-seing de notre secrétaire.
5° Service et oraison funèbre de Bossuet à Navarre.
Le lundi i8 août [170/4], on fit un service solennel dans la chapelle du collège de Navarre, pour feu M. l'évêque de Meaux, proviseur de cette maison et conservateur des chartes de l'Université. M. le cardinal de Noailles, qui lui a succédé en cette dignité, officia, et M. l'abbé de La Loubère, docteur
5° — Le Mercure du mois d'août 1704, p- ^07. La cérémonie de Navarreest aussi décrile par l'abbé Ledieu, t. III, p. i45. Sur l'abbé Ignace de La Loubère, voir t. V, p. qo.
25o APPENDICE V.
de Sorbonne, prononça l'oraison funèbre de ce prélat. Elle lut trouvée fort éloquente. Aussi était-elle remplie de quantité de traits fort glorieux au défunt. Cet abbé s'étendit fort sur le zèle que M. de Meaux a fait paraître en défendant la pureté de la doctrine de l'Église, ce qui lui donna lieu d'entrer dans une savante discussion des ouvrages de ce prélat, surtout de ceux qui regardaient les protestants. Il lit un magnifique éloge du célèbre livre des Variations, livre en effet (}ui doit rendre le nom de Bossuet immortel. 11 toucha avec délicatesse les derniers ouvrages de M. de Meaux.
6* Lettre du P. Cloche à VAbbé Bossuet.
A Rome, le i4 octobre 1704.
Monsieur, j'ai reçu avec toute la reconnaissance possible les Mémoires que vous avez eu la bonté de m'envoyer, et vu avec complaisance les éloges qu'on donne à un des plus grands évêques que la France ait jamais eu, feu Mgr l'évêque de Meaux, dont la mémoire durera autant que l'Eglise. Quelle chose qu'on dise à sa louange, il me semble qu'il y a tant de grandes actions à louer qu'on n'en dit pas assez. Ne cachez pas à toute l'Église ce qu'il a laissé et qui n'a pas été donné au public. Tout ce qui est à lui, est grand, tout est utile et glorieux à la religion. Si on pouvait donner son traité de la grâce, ce serait d'une utilité indicible. Ce qui m'a fait croire que vous ne seriez pas fâché de recevoir le livre que le Père Serri ' vient de donner au public pour la défense de saint ,\ugustin'^. Il a des approbations en bon nombre, et je ne crois pas qu'il est encore paru à Paris. Je remettrai à un cavalier italien' tous les méfnoires que vous m'envoyez, afin qu'il en forme l'éloge h la glorieuse mémoire de ce
6» — L. a. s. Inédite. Collection E. Levesque. Sur le P. Antonin (jloche, voir t. Vil, p. 44i, el t. XI, p. 33o.
1. Le P. Serry, dominicain, fi(fiire dans noire tome VIII, p. 4oi.
2. D. Augustinus suminus prspdcslinalionls et ijrati.r doctor a calumnin vindicatus, Colo^jne, 170/4, in-8.
3. Piiiil .Vlexaudie M.illei, né i\ VolteiTH le 11 j.invier i653, d'une
grand évêque, qui a été le défenseur de l'Église et le vainqueur des hérétiques. Ils pourront publier selon leur coutume des calomnies: elles serviront pour des preuves invincibles de leur mauvaise cause et de leur défaite. Si l'éloge qu'on fera à Rome* est digne de ce digne prélat, je vous l'envoierai afin qu'on connaisse en France qu'on sait louer et estimer à Rome les évêques dune piété et d'une doctrine aussi singulière et
noble famille, commanda une compagnie des gardes du Pape, et se fit connaître par sa science des antiquités. Il mourut à Rome en 1716. On remarque parmi ses ouvrages : Raccolte di statue antiche e moderne, Rome, 1704, in-Foi. ; Gemme anliche Jîgarate, Rome, 1707, 4 vol. in-4 ; Apologia del Diario italico del P. Bernard. Montfaucon contra le osservazioni di Fr. de' Ficoroni, Venise, 17 10, in-4. ouvrage mis à l'Index en 171^ ; La Vita di S. Pio V, papa. Rome, 1712, in-4 (Banduri, Bibliotlieca nummaria, Paris, 1718, in-fol. ; Correspondance de Mabillon et de Montfaucon avec Vltalie, édit. Valéry, Paris, i846, in-8, t. III, p. 202 ; Boccardo, Nuova encyclopedia italiana, 6« édit., Turin, 1882, t. XIII).
4- Cet éloge fut prononcé en une séance solennelle tenue au Collège de la Propagande, le 19 janvier 1706. Il a été imprimé sous ce titre: L'Immagine del vescovo rapprcsentata nelle virth di Monsignor Jacopo Benigno Bossuet, vescovo di Meaux. Rome, 1706, in-fol. La traduction française, publiée en 1707, a été reproduite par l'abbé Guettée, au tome IV de son édition de Ledieu. On peut voir une appréciation de ce discours par Ledieu dans la Revue Bossuet du a5 octobre 1901, p. 25o à 362. Un autre éloge de Bossuet fut prononcé par l'abbé de Cboisy dans la séance de l'Académie française du 3 août 170/». — En remerciant l'abbé Bossuet de l'oraison funèbre de son oncle par le P. de La Rue, le Grand duc de Toscane faisait l'éloge de l'évèque de Meaux {Revue Bossuet. décembre 1906, p. 3oo).
Les sentiments de l'abbé Ledieu h l'égard de son maître sont trop connus po\ir qu'il soit utile de reproduire ici la lettre qu'il écrivit vers ce temps à une abbesse du diocèse de Meaux, et qui a été donnée dans la Revue Bossuet, juin igoS, p. 63. Notons seulement ces lignes de Quesnel, écrites le 12 mai 1704: « Vous m'avez appris la mort de l'évèque de Meaux. C'était l'oracle du clergé de France, une bouche d'or. Et qui sera donc dorénavant l'écrivain épiscopal ? Car je n'en vois guère qui en fasse le métier parmi N. N. S. S., sinon en forme de mandements contre le silence respectueux. Mgr de Cambrai est bien capable de recueillir cette succession. Il y trouvera moins de concurrents que pour la charge de premier aumônier de Mme la duchesse de Bourgogne » (^Correspondance, édit. de Mme Le Roy, t. II, p. a24).
distinguée que celles dont Mgr de Meaux était orné et desquelles vertus ce grand homme s'est su si bien servir. Je ne désirerais, Monsieur, que les occasions de vous marquer le ressentiment que j'ai des grâces que vous me faites et le désir que j'ai de leur continuation, et que vous soyez persuadé de la passion avec laquelle je suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
F. Anlonin Cloche, i^tre général des Fr. prêch^.
7" Testament de Bossuet.
Par devant nous François Hébert', curé de l'église parois-
5. On a donné dans la Revue Bossuet, décembre 1906, p. 3oo, une lettre du Grand duc de Toscane à l'abbé Bossuet, en réponse k l'envoi qu'il lui avait fait de l'oraison funèbre de l'évèque de Meaux par le P. de La Rue, jésuite. L'orig-iual est conservé à la bibliothèque de Sir Thomas Phillips, à Chellenliam, dans le recueil i/jiaS.
7° — Étude de M" Nottin, rue de la Ville-l'Evéque, 5.
Ledieu (t. 11, p. ^72) a noté les circonstances dans lesquelles Bossuet fit son testament. Le prélat étant gravement malade à Versailles, il demanda le curé. Lorsque celui-ci se présenta, il eut d'abord un entretien avec deux des neveux de l'évèque, l'abbé Bossuet et Bénigne Chasot, «sans doute pour parler du temporel et des dettes. » ... La confession faite, les deux neveux rentrèrent dans la chambre du malade, où ils appelèrent Ledieu quelques instants après. M. de Meaux, écrit son secrétaire, m'a dit: « Le monde fera bien des discours, mais ce qui aura été écrit demeurera. — Nous exécuterons. Monsieur, a dit M. l'abbé, tout ce que vous ordonnerez, vous pouvez être en repos et vous fier îi nous ; nous ne soulfrirons pas que votre réputation ait la moindre atteinte. » M. et Mme Bossuet (Louis Bossuet et sa ft-mme, née de La Brille) sont alors entrés, et sur ce que M. de Meaux disait souvent: « J'ai confiance en Dieu, qui ne m'a janBais abandonné », M. l'abbé lîossuel répétait aussi souvent ce que je viens d'écrire. Voilà donc apparemment «les mesures pri.ses pour les dettes et pour les domestiques. M. le curé est alors rentré, ayant son rituel et du papier timbré ; il m'a demandé le re.ste pour écrire, que je lui ai donné tout joignant le malade: chacun s'est retiré près de la fenêtre... »
I. « M. Hébert, d'une bonne famille de Paris, homme de mérite, qui instruit fort bien, auparavant supérieur du séminaire d'.Vrras, cl
siale de Notre-Dame de Versailles, diocèse de Paris, fut présente Révérendissime et Illustrissime personne, Mgr Jacques Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, premier aumônier de Madame la duchesse de Bourj^ogne, ci-devant précepteur de Monseigneur le Dauphin, conseiller d'Etat ordinaire, étant au lit malade, sain toutefois d'esprit, comme il nous a paru et aux témoins ci-dessous nommés, lequel considérant qu'il n'y a rien de plus certain que la mort, ni de plus incerlain que son heure, a fait son testament en la forme qui suit:
Premièrement, comme bon chrétien, il a recommandé son âme à la très sainte et très adorable Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, a imploré l'intercession de la Sainte Vierge et de tous les saints, pour obtenir de Dieu le Père la rémission de ses péchés par le mérite de la mort et passion de Jésus-Christ, son Fils, notre sauveur et médiateur.
En second lieu, veut et ordonne que toutes ses dettes -
le prêtre peut-être le plus capable de la congrég-atioa de la Mission » (Ledieu, ièicf .). Né à Tours le 1 3 septembre i65i, Hébert vint h Paris, au séminaire de la Mission en 1667. Nommé évêque d'Agen en 1708, sous l'influence du cardinal de Noailles, il adhéra en 1717 à l'appel de l'archevêque de Paris, mais, en 1720, il souscrivit à l'accommodement, et, l'année suivante, publia un mandement pour l'acceptation de la bulle Unigeniliis.
2. 11 y avait des dettes dont l'abbé Bossuet s'efforçait de retarder le payement. <i Depuis dix ou douze jours, écrivait Ledieu le 6 septembre 1703, M. l'abbé Bossuet s'est saisi des quittances de M. de Meaux pour recevoir au trésor royal ses appointements de précepteur et de conseiller d'Etat, qui montent à 17 000 francs, et en les prenant, il recommanda bien à M. l'abbé Jannel, qui avait sollicité et obtenu des ordonnances, de n'eu rien dire, pour lui éparg^ner les sollicitations des dettes criardes. Voilà le fond du cœur de ces Messieurs les neveux, et fiez-vous pour les legs, le testament et les dettes de M. de Meaux, sur lesquelles choses ils lui ont donné tant de belles paroles » (t. III. p. 5).
Il y avait en outre des sommes dues pour les réparations aux bâtiments et aux fermes de l'évêché, et par sentence arbitrale du président Le Peletier (ai mars 1706), elles furent évaluées à i5ooo livres, y compris l'indemnité pour la dégradation causée aux forêts par des coupes opérées en dépit des règlements (Ledieu, t. III, p 357 ^^ 358). Le 7 avril 1706, l'abbé Bossuet déclarait avoir déjà déboursé
soient payées, et que tous les torts et dommages qu'il pourrait avoir faits soient entièrement réparés par son exécuteur ciaprès nommé. Et quand il aura plu à Dieu de retirer son âme de ce monde, veut et ordonne que son corps soit inhumé dans l'église cathédrale de Saint-Etienne, de Meaux, aux pieds de ses deux derniers prédécesseurs, et que, le jour de sa mort et les jours suivants, il soit dit et célébré cinq cents messes.
Item veut et ordonne, et en même temps prie son exécuteur ci-dessous nommé, que tous ses domestiques ^ soient payés et récompensés par rapport aux services qu'ils lui ont rendus, et en particulier ceux qui sont à son service depuis un temps plus considérable, s'en rapportant entièrement sur cela à son dit exécuteur, étant persuadé qu'il y aura tous les égards possibles, selon les règles de l'équité et de la justice.
pour la succession de son oncle ^oooo livres. Les neveux du pri^lat s'étaient portés créanciers ponr aS ooo livres. Le chapitre, de son côté, intenta une action au sujet des réparations à faire à la cathédrale (Ledieu, t. Ili, p. iSg, 299 et 3G3).
Bossuet avait aussi à répondre des ^5 000 livres prêtées sous sa caution k Mlle de Mauléon par l'avocat Pag-eau. Les neveux de Bossuet et leurs ayants cause usèrent des ressources de la chicane pour se soustraire à cette oblipalion, et cette affaire n'était pas encore réglée en 1760 (Ch. Urbain, Bossuet et Mlle de Mauléon, p. 65 à 77, 96 à 100, et Les héritiers de l'avocat Pageau et la succession de Bossuet, dans les Documents d'histoire de M. Eug. Griselle, année igto).
3. Les plus connus de ces domestiques sont N. Lassalle, valet de chambre tapissier, et Paul de Saint-Martin, valet de chambre, barbier, chirurgien. Le premier passa au service du successeur de Bossuet, mais il quitta bientôt la France et alla embrasser le protestantisme à Genève. Ledieu parle de lui, t. II, p. 320, 3ai, 3u5 ; t. III, p. 90, 1^0, 2.'î^ et 3oi. Qu-int h Saint-Martin, il mourut dès le 5 juin 1704, laissant sept enFants. Il avait refusé les propositions de M. de Bissy. « Cet homme, dit i^edieu, dégoûté de servir, en avait eu le chagrin qui lui a causé la mort; joint h toutes les fatigues de la longue maladie de M. de Meaux, et ne voyant aucune assurance d'une récompense, surtout en «ine somme d'argent qui pût l'aider à faire un commerce pour gagner du pain à ses enfants et à sa femme, qui sont tous dans la désolation » (tome III, p. 119. Cf. la Heinif: Bossuet du a5 octobre 1901, p. 2^7 et suiv.).
Item nomme et déclare pour son légataire universel * Messire Jacques Bénigne Bossuet, abbé de Savigny, archidiacre de l'église de Meaux, étant persuadé que, par rapport à l'état de ses affaires, dont le dit S' abbé a une certaine connaissance, MM. ses autres neveux, qu'il a toujours très sincèrement aimés et estimés, ne le trouveront point désagréable^.
Et pour exécuter et accomplir le contenu au présent testament, a le testateur nommé et élu, nomme et élit ledit S' Jacques Bénigne Bossuet, abbé de Savigny, son neveu, auquel il s'est démis et dessaisi, démet et dessaisit de tous et chacun les biens, meubles, dettes et actions personnelles, jusqu'à plein et entier effet, révoquant tous autres testaments et ordonnances de dernière volonté qu'il pourrait ci-devant avoir faits, voulant que ce présent testament ait son plein et entier effet.
En témoin de ce, j'ai signé ces présentes, qui furent reçues et passées ce vingt-septième jour du mois d'août, l'an de grâce mil sept cent trois. Lequel testament a été dicté et nommé par ledit testateur, et à lui par moi lu et relu, en présence de M. Jean-Baptiste Jouvray, prêtre de la congrégation de la Mission, M"'^ Clair Adam, conseiller et secrétaire du Roi, maison et couronne de France et de ses finances, premier commis de Mgr de Torcy, ministre et secrétaire d'État, M'^ Antoine Pecquet, commis de mon dit seigneur de Torcy.
J. Bénigne, é. de Meaux.
Jouvray, Adam, Pecquet.
Hébert, curé de Versailles''.
4. C'était une qualité dont l'abbé, suivant Ledieu (t. III, p. 45) ne se souciait guère, « disant que M. de Meaux n'a rien à donner, et qu'il doit à lui et à M. Bossuet, son frère, plus qu'il n'a vaillant. »
5. Un an avant sa mort, l'évèque de Meaux avait donné à Louis Bossuet, l'un de ses neveux, sa maison de Versailles (Ledieu, t. III, p. 363). On ne voit pas quelle part Bénigne Gliasot (cf. notre tome VII, p. Itho), un autre neveu, a eue dans la succession de son oncle. Il faut en dire autant de Marie Bossuet, sœur de l'abbé et de Louis Bossuet, qui est à peine mentionnée dans les lettres de son père.
6. Ce testament, paraphé par le lieutenant civil Le Camus, le i3
avril 170^, fut déposé dans l'étude du notaire Doyen, le même qui procéda aus inventaires faits après le décès de Bossuet et qu'on peut \oir dans \a Revue Bossue t du 25 juillet et du 35 octobre 1901, articles précédés d'une introduction de F. Brunetière sur l'inventaire des biens et de la bibliothèque de Bossuet
Nous allons donner, avec les lettres venues à notre connaissance trop tard pour prendre place à leur date, des documents, pour la plupart inédits, relatifs à différentes questions traitées dans la Correspondance de Bossuet, ou servant à éclairer la vie et Vadministration de ce grand évêque.