Ici commence l'autographe de Melun
g. Des trente-huit propositions des examinateurs on a formé les vingt-trois du décret de condamnation : quelques-unes sont omises, d'autres ont été réunies ensemble, la plupart ont été conservées. Voir l'appendice, p. 466 à 48i.
étant exprimé dans la proposition pourrait en affaiblir la censure. Cette manière établirait, ce me semble, le sens de l'auteur et rendrait la doctrine plus évidemment mauvaise. Je ne sais pas si ce dessein est praticable, mais au pis ce sera de cboisir sur cbaque matière les propositions les plus courtes, les plus précises, et les mettre l'une après l'autre, et à chacune sa censure. J'attends la suite de la censure qualifiée, dont vous m'avez envoyé le commencement, dont vous me promettiez la suite, mais dont vous ne me parlez plus l0. Si vous pouviez m'envoyer quelque chose de court dans la vue de rassembler dans une ou deux propositions sur chaque chef la doctrine du livre de M. de Cambrai par ses propres paroles, avec la censure, on s'en servirait ici utilement, et on pourrait en demeurer là, et cela suffirait assurément. Il serait alors à propos de se servir d'un courrier extraordinaire et toujours envoyer, quand cela devrait arriver trop tard. On ne se presse jamais trop en ce pays-ci.
Votre réponse à M. de Cambrai est ici nécessaire, pour faire connaître le caractère de l'homme. On voit par les trois dernières Lettres, et par sa Réponse à votre Relation, qu'il prend l'air de chef de parti, et qu'il se veut faire craindre. Vous savez ce que vous disait là-dessus à Paris M. le cardinal de Bouillon, qu'il ne fallait pas le pousser à bout. On tient ici les mêmes discours au Pape, en les adoucissant et lui faisant voir qu'il ne faut pas faire un dogme de foi d'une chose si disputée, et sur laquelle M. de Cambrai ne se rendra jamais. Sa cabale est plus forte que jamais, les jésuites plus insolents, et surtout le P. Charonier, contre les évoques et contre Mme de Maintenon, et par conséquent contre le Roi ll.
Je ne m'oublie pas pour faire comprendre ici qu'il faut frapper fort. Quand cela viendra de la part du nonce et du Roi, cela fera un effet merveilleux.