‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 121 sur 224 · Madot. Cf. t. IX, p. 2o3 et · texte numérisé non relu

Madot. Cf. t. IX, p. 2o3 et

18. Édit. : PlunauT. — Louis-Joseph Boyer de Chanlecy, marquis <le Pluvault, chevalier d'honneur au Parlement de Bourgogne et colonel du régiment de Chartres. Condamné par contumace en 169^, pour s'être battu en duel, il se mit au service des Vénitiens, revint en France purger sa contumace en 1698, fut reçu maître de la garderobe de Monsieur, en survivance de son père, et mourut au mois de janvier 1719 (Saint-Simon, t. XIV, p. 36 et 37; Sourches, t. VI, p. io5 ; Bibliothèque Nationale, Dossiers bleus).

226 CORRESPONDANCE [oct. 1698

mencez, s'il vous plaît, par vous informer, et n'écrivez point que je ne vous mande qu'il est temps ; ce que je crois pouvoir faire par le premier ordinaire.

L'évoque de Soissons est fort ami de M. le cardinal de Bouillon : il entre peut-être dans la cabale. Je me doutais de ce que vous me mandez sur M. de Paris19.

1784. — A Mme Cornuau.

A Meaux, 9 octobre 1698.

Je vous avoue, ma Fille, que c'est une grande humiliation d'être si fort poussé à bout sur des choses qui, après tout, dépendent de l'opinion ; mais, puisque Dieu le permet, il faut le souffrir. Quea vous importe que la créature soit toute de feu, ou froide, ou indifférente? C'est faire injure à l'Epoux céleste que d'avoir ces sentiments pour autre que pour lui. Où est cette indifférence pour tout autre? Ne vous troublez point pour les peines sur la pauvreté et la stabilité : suivez le courant de la maison sur la première ; pour l'autre, Dieu en disposera.

Je ne trouve rien de mauvais dans les sentiments que vous m'avez fait connaître. Consolez-vous, ma

a) Na remplace par des points cette phrase, qui manque aussi à Ne et à T.

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