De la main de Ledieu
23o CORRESPONDANCE [oct. 1698
A Germigny, i3 octobre 1698.
Je viens de recevoir votre lettre du 2.3, et j'y réponds précipitamment, a cause qu'il faut envoyer cette réponse à Paris.
J'ai reçu aussi la première lettre de M. de Cambrai contre ma réponse à ses quatre. Vous aurez vu par ma précédente que j'en ai trois de cette sorte. J'en ai aussi deux contre M. de Chartres, auxquelles ce prélat répondra.
Votre audience m'a fait beaucoup de plaisir, et j'en rendrai grâces à Dieu de tout mon cœur.
On ne perd pas un moment de temps pour vous faire passer ma réponse1. Il est vrai que je n'ai pas suivi le vœu2. On va au plus pressé. On le peut conclure du Redivivus, et il faut bien prendre garde à tous mes mémoires, quoiqu'ils soient imparfaits, à cause des vues3.
Il n'y a pas un mot de vrai sur ce qu'on a dit de la censure de la Sorbonne4 : il y aurait longtemps qu'on l'aurait produit.
Pour ce qui est de M. l'évêque de Belley, Camus, c'est un auteur si confus et dont la théologie est si
Lettre 1181. — L. n. a. s. Archives départementales à Melun.