‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 129 sur 224 · Nous le donnons à la suite de cette lettre · texte numérisé non relu

Nous le donnons à la suite de cette lettre

3. « Mme la duchesse de Lorraine arriva le 17 à Meaux, accompagnée de la noblesse de la ville et des environs qui était venue audevant d'elle à cheval avec le prévôt de la maréchaussée à la tête de sa compagnie. Ils conduisirent cette princesse au son des timbales, des tambours, des hautbois, etc. jusqu'à la porte, où elle fut reçue par les officiers de la ville et du présidial en robes de cérémonie, par les autres corps et par plus de douze cents bourgeois sous les armes et rangés en hiiie par les rues par où elle passa pour se rendre au palais épiscopal. Elle y fut aussi reçue et complimentée par M. de Meaux en camail et en rochet à la tête de son clergé ; mais on ne fit aucune salve de mousquetairie, de crainte que ce bruit ne causât quelque surprise à la princesse de Lislebonne qui est fort avancée dans sa grossesse. S. A. R. alla coucher le lendemain au château de Jouarre, et le 19 a celui de Montmirail. » Au palais épiscopal, le gibier manqua par la faute d'un maître d'hôtel du Roi, nommé M. de Cambray (Le Clerc de Cambray) : ce fut pour les courtisans l'occasion d'une plaisanterie facile (Gazette de La Haye, 1698, nos 86 et 95).

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