En combattant le quiétisme
3o6 CORRESPONDANCE [nov. 1698
Vareddes2, il est toujours bien disposé pour Jouarre; mais les temps sont fâcheux.
Pour vos confessions, ma Fille, je vous conseille et je vous ordonne de mettre le repos de votre conscience en la seule bonté de Dieu, en vous soumettant à ses ministres sans résistance, comme à ceux qui vous représentent Jésus-Christ. Notre-Seigneur soit avec vous, ma Fille.
J. Bénigne, é. de Meaux.
Suscription: A MmeDumans, religieuse à Jouarre.
181 1. — A l'Abbé Bossuet.
A Meaux, i\ novembre 1698.
Je viens de recevoir votre lettre du h, et d'y apprendre l'arrivée de notre courrier extraordinaire, avec les Remarques. Elles sont ici jugées accablantes. La version italienne ! est faite ; Anisson est dur à l'imprimer, parce qu'elle n'a nul débit ici. Je verrai à Paris, où je serai demain.
L'm praxi2 doit être ici le mot sacramental, et de bien avertir de l'abus du langage des bons mystiques. Il y a trois cents ans, et depuis le temps des Bégards. que le langage se mêle : si l'on n'y met fin, le mal
2. M. de Saint-André passé, vers le mois de juin 1698, de la cure de Bannost à celle de Vareddes, voisine de Gerniigny.
Lettre 1811. — L. a. n. s. Collection H. de Rothschild.