‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 19 sur 224 · Voir l'appendice, p · texte numérisé non relu

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juill. 1698] DE BOSSU ET. 3o

Je parle aussi à M. de Paris sur Salamanquc, que nous avons raison île craindre qu'on ne veuille gagner, pour donner au moins quelque décision ambiguë sur l'amour pur. Il ■est bon que la Cour prévienne là-dessus notre ambassadeur G pour qu'il y ait l'œil, et de lui envoyer les écrits latins des ovèques avec leur Déclaration, pour instruire en cas de besoin.

Le pauvre cardinal Altieri est mort 7: il était bien résoin de condamner le livre ; et tout impotent qu'il était, il voulait se faire porter aux congrégations. C'est une perte pour le sacré Collège et pour nous.

Le Roinesaurait témoigner trop d'empressement pour faire finir ces examinateurs, qui ne font que scandaliser par leur division ; et de demander une décision sur la doctrine, digne du Saint Siège. Pour peu que M. le cardinal de Bouillon voulût aider, ce serait une affaire bien aisée, mais, dans le fond, il est le même assurément. J'ai su, à n'en pouvoir douter, que toute son attention est de persuader le Roi de tout le contraire de ce qu'il fait et de ce qu'il pense, et qu'il a supplié le Pape et le cardinal Ferrari d'écrire au nonce d'assurer le Roi qu'il n'oublie rien pour faire finir. M. Vaïni écrit en conformité au nonce à sa prière. Je ne doute pas que l'abbé de La Trémoille et le général de la Minerve n'en fassent de même à leurs amis; mais il faudrait être bien dupes pour le croire. Si la Cour le voulait faire marcher, ce serait de lui témoigner qu'on en jugera par les effets prompts et une fin glorieuse pour la France et pour le Saint Siège.

Il y eut hier quatre examinateurs qui votèrent sur trois propositions, c'est-à-dire la troisième. la quatrième et la cinquième.

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