Édit. : par courrier
82 CORRESPONDANCE [juill. 1698
viendra toujours à un respective™ : cependant l'avis servira à faire entendre la matière.
Pour la censure provisoire, vous entendez bien qu'elle n'est bonne que dans le cas que la chose traîne en longueur, car sans cela elle ralentirait: Rome croirait avoir frappé son coup, et en demeurerait là, etc.
Au reste, je ne vois pas qu'on puisse faire aucun bon usage des trente-huit propositions en l'état où elles sont, par la chicane des partisans du livre : ce sera une affaire inextricable d'en démêler les contradictions.
Plus j'y pense, moins je trouve d'expédient que celui de donner un temps précis et court aux examinateurs, de donner leur vœu par écrit, sans plus parler, et après cela laisser faire les cardinaux et le Pape.
1739. — A l'Abbé Bossuet.
A Paris, 21 juillet [1698].
J'arrive et je n'apprends rien de nouveau qui soit certain. On parle de plusieurs ducs et duchesses qui ont abjuré, non seulement Mme Guyon, mais encore M. de Cambrai, depuis ma Relation. Cela était en branle avant mon départ pour Meaux, et il est vrai que tous ses amis ont honte de lui.