‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 68 sur 224 · Voyez p. 67, 68, 109 et · texte numérisé non relu

Voyez p. 67, 68, 109 et

124 CORRESPONDANCE [août 1698

Sans cette voie extraordinaire, nous eussions été trop longtemps sans apprendre ce qu'on disait. Il y a eu un retardement d'un jour, parce que mon frère, à qui le paquet était adressé, s'est trouvé par un hasard tout à fait extraordinaire a dix lieues de Paris3. On m'a éveillé de fort bonne heure pour recevoir le paquet, qui était tout fermé sous mon adresse. J'ai cru d'abord que je devais ouvrir le paquet qui était pour vous, quand ce n'eûtété que pour suppléer, parla lettre qui m'est adressée, ce qui pourrait manquer à la vôtre ; mais enfin le respect l'a emporté. Je serai, sans tarder, mardi au soir à Paris, et je chercherai dès le lendemain les moyens de vous voir. Je vous supplierai, quand vous aurez vu la lettre latine et que vous en aurez tiré copie, que je la puisse ravoir6.

L'état des choses est que, malgré les longs discours des Cambrésistes, le rapport des qualificateurs finira à la mi-septembre, et qu'il n'y aura qu'à attendre l'avis des cardinaux. Les bien intentionnés croient qu'il serait honteux au Saint Siège et. mauvais pour la chose7, après un si grand éclat, de ne

5. « Le courrier extraordinaire n'arriva à Paris que jeudi i/Je au soir, et j'étais parti le matin avec M. Bazin pour aller avec M. Bazin et votre frère en sa terre de Bandeville, qui est à dix lieues d'ici [à Saint-Cyr-sous-Dourdan]. Le lendemain au soir, on m'apporta le paquet du 4e ; je ne fis que l'ouvrir fort légèrement, et l'envoyai en diligence à cheval toute la nuit par Larcher, avec ordre de prendre la poste. Il fit si bien qu'il le rendit à M. de Meaux entre six et sept heures du matin. Le jour même, Larcher revint à Paris ; votre paquei puni- M. de Paris et la pièce latine lui furent remises... » (Antoine Bossuet à son fils, 18 août 1898, lettre publiée par M. E. Griselle, Fénelon, p. 193).

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