‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 69 sur 224 · Edit. : et contraire au bien de la religion · texte numérisé non relu

Edit. : et contraire au bien de la religion

août 1698] DE BOSSUET. 125

faire aboutir un si long examen qu'à une simple prohibition, sans aucune qualification particulière avec du inoins un respective qui ùterait tout l'embarras de La discussion, et c'est à quoi il faut s'en lenir, à mon avis.

M. le nonce continue à écrire fortement. Il me semble absolument nécessaire que le Roi, en lui témoignant la satisfaction qu'il en a, lui déclare qu'il s'attend non seulement à une prompte expédition. mais encore à une décision digne du Saint Siège el de l'attente de la chrétienté, et capable de mettre fin à un mal si contagieux.

On répand plus que jamais sous main le quiétisme. et les preuves que j'en ai sont démonstratives.

Je suppose qu'on vous mandera le sermon prononcé aux Jésuites, le jour de saint Ignace, où l'on a prêché, avec l'amour pur, 1 indifférence pour le salut, en comparant saint Ignace avec Jésus-Christ, qui avait abandonné la béatitude pour venir sauver les hommes 8.

Voici sans doute une grande crise pour l'Eglise et une pressante occasion de mettre fin aux nouvelles spiritualités, qui produiront un grand mal si l'on n'en arrête le cours.

Je vous supplie qu'en arrivant, j'apprenne où je pourrai avoir, dès le lendemain, la joie de vous voir.

Vous connaissez mes respects, mon cher Seigneur, et mon vif attachement.

L'Abbé me mande qu'il sait que le cardinal de

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