‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 7 sur 224 · Phelipeaux parle ici du Pape · texte numérisé non relu

Phelipeaux parle ici du Pape

6. Autre lettre... au sujet de l'addition de M. l'archevêque de Paris à son instruction pastorale contre les illusions des faux mystiques, Liège, 1698, in-12 de 52 pages (La première Lettre a été citée, t. IX, p. 2^8 et p. 274)- — La Lettre d'un ecclésiastique de Flandre, Liège, 1698, in-12, a pour auteur le P. Dez. Fénelon écrit à Chantérac : « L'autre ouvrage du Flamand est d'un style pesant et il traite M. de Meaux assez durement, mais il raisonne en théologien et prouve bien l'altération de mes passages. Il ne faut pas le donner de ma part ; mais il

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imprimées à Liège avec la permission d'Evben, censeur des livres. La première est intitulée: Antre lettre d'un théologien de Louvain à un docteur de Sorbonne, au sujet de l'addition de M. de Paris à son Instruction pastorale. La seconde est intitulée : Lettre d'un ecclésiastique de Flandre à un de ses amis de Paris, où l'on démontre l'injustice des accusations que fait M. Févéque de Meaux contre M. l'archevêque de Cambray, dans son livre qui a pour litre: divers écrits. L'une et l'autre porte sa réfutation avec elle : ce sont des solutions contraires à celles de l'archevêque. La première est courte ; la seconde contient cent soixante-trois pages.

On a nommé des examinateurs pour le livre de M. de Saint-Pons. L'abbé de Montgaillard a obtenu l'exclusion de Damascène, et a fait prier Cambolas de s'exclure lui-même sur des procès entre la famille de ce Père et la sienne7. Le général de la Minerve, qui avait accepté, a refusé : on croit que c'est l'effet d'un voyage à sa maison de campagne avec Cambolas, M. le cardinal de Bouillon et Charonier. Le Pape a nommé en leurs places Miro, Latenay et le commissaire du Saint Office 8, avec les PP. Bianchi9, jacobin, et Borelli10.

faut le répandre par des voies détournées » (Corresp. de Fénelon. lettre du 3o mai, t. IX, p. i38).

7. Le P. Cambolas était Toulousain comme l'abbé de Montgaillard.

8. Le commissaire du Saint Office, le P. Bosio(Voirt. IX, p. 179). o. Jules Marie Bianchi fit profession chez les dominicains de Venise,

sa patrie, alla étudier à Salamanque et à \lcala, revint à Venise, puis alla à Piome, où il fut professeur, consulteur de diverses congrégations, refusa plusieurs fois l'épiscopat, et fut secrétaire de l'Index et procureur général de son Ordre. Il mourut en 1710 (Quétif et Échard, Srriptorcs Ordinis Prœdicatorum, t. II, col. 776; cf. la dédicace du Thomisticus ecclesiastes de J. Benoît Pera/.zo, t. I, Ferrare, 1692, in-fol.). Son neveu, l'abbé Augustin Bianchi, sollicita la protection du roi de France en 1700 (Affaires étrangères, Rome, t. ^07, f° i5o).

10. Sans doute le P. Thomas Borelli, dominicain, né à Gênes, professeur de théologie et prédicateur, auteur du Rosario meditato e reeitato, Gènes, 1708, in-£. Cf. le Journal des savants, du 2a juillet 1709, p. 462.

ï8 CORRESPONDANCE [juin 1698

M. de Saint-Pons a fait accuser à l'Index un livre11 d'un récollet, imprimé à Narbonne, où l'auteur soutient que le corps et le sang de la Vierge sont dans l'Eucharistie en propre espèce et substantiellement, et qu'il les y faut adorer comme le corps et le sang de Jésus-Christ. Vous voyez qu'on apporte à Rome toutes les contestations de France. Ne pourrait-on pas condamner ces livres sur les lieux ?

Je suis avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Phelipeaux.

Snscription : A Monseigneur l'évêque de Meaux, conseiller d'État, place des Victoires, à Paris.

17 18. — A Mmc d'Albert.

A Paris, 20 juin 1698.

Je ne puis tarder à vous dire, ma Fille, que je parlai hier à Mgr l'Archevêque ' pour la conservation du Fresmoy2. Il me dit qu'il irait bientôt à Torcy, et qu'à mon retour, il voulait bien conférer avec moi sur cette affaire avant que de la déterminer.

11. Ce livre ne peut être que La véritable dévotion à la Mère de Dieu, établie sur les principes du christianisme et réduite en pratique. par le P. Chérubin de Sainte-Marie Ruppé, récollet de la province d'Avignon, appelée de Saint-Bernardin, ouvrage mis à l'Index avec la mention donec corrigatur, le 3o septembre 1698. Le décret vise une édition de 1691, que nous n'avons pu voir. L'ouvrage avait paru d'abord à Paris, 1672, 2 vol. in-12.

Lettre 1118. — L. a. n. s. Grand séminaire de Meaux.

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