A M. DE GALONNE, DIRECTEUR DE LA REVUE
COSTEMPORAINE.
Ce 11 avril 1864.
Cher monsieur,
Permettez-moi, étant malade des yeux, de me servir d'une plume plus lisible que la mienne.
Je vous remercie encore de votre aimable insistance et j'en sens le prix. Je vous ai dit que je n'avais d'engagement avec aucune Revue, mais que je m'étais rapproché d'un ancien Recueil auquel j'avais beaucoup collaboré autrefois. C'est par suite de ce rapprochement que j'y ai donné, il y a un an, un article, et que, ces jours derniers, j'ai dû en donner un second qui était promis depuis longtemps. Vous savez comme moi la situation qui a été faite aux écrivains amis du gouvernement et leur isolement de plus en plus sensible dans la presse. Cette partie si essentielle a été si mal dirigée, avec si peu de suite et d'entente, qu'à l'heure qu'il est, je ne vois de journalistes défendant direc-