‹ Correspondance de C.-A Sainte-BeuveChapitre 78 sur 139 · À M. PIERRE LAFFITTE · texte numérisé non relu

À M. PIERRE LAFFITTE

Ce 7 août 1850.

J*ai l'honneur de vous remercier, monsieur, de m'avoir donné Toccasion de lire ce discours d'ouverture dans lequel vous résumez les doctrines d'une École * qu'on doit respecter et connaître, qui possède assurément bien des vérités, et qui peut-être en effet (c'est dans ce peut-être qu'est ma plus forte réserve) a plus que tout autre la clef de l'avenir. Peut-être, et qui sait? J'en suis là encore.

Agréez, monsieur, l'expression de ma considération la plus distinguée.

P. 'S. — Doctrine et non religion. Ayons l'opinion des sages : laissons au peuple le calendrier.

tier perdu, avec la plate monotonie moderne, sans la beauté et le grandiose des couvents d'Italie ou d Espagne. M. Amand Gautier peint comme Joseph Delorme versiflait. »

1 . L'École positiviste d'Auguste Comte, dont M. Pierre |>iffitte est l'uq des maîtres,

CLXXXY.

A M. REINHOLD DEZEIMERIS

Ce 20 août 1859.

Vous êtes mille fois aimable, cher monsieur, et vos vers latins sont fort jolis. Je les agrée avec joie, et il me semble que, si je puis être quelque part commandeur en toute convenance, c'est dans Tordre de la Pléiade* : voilà mon grade et mon rang. Travaillez-vous? avancez-vous? — Aurez-vous une belle vendange? Je sais combien vos coteaux sont faits pour sourire; je serais heureux si, un jour, il m'était donné de les visiter. — Offrez à madame votre mère mes remercîments et mes respects, et croyezmoi, cher monsieur, votre tout dévoué.

A M. PAUL GHÉRON.

Ce I" décembre 1859.

Mon cher ami,

Il n'y a qu'un moyen de me dédommager et de déguignonner le sort.

i. Sainte-Beuve venait d'être fait commandeur de la Légion d'honneur.

246 CORRESPOiNDANCE

Donnez-moi un jour pour dîner, un jour de la semaine prochaine— ou mardi ou mercredi; — ma petite table est devenue bien bourgeoise, mais vous serez indulgent.

Faites cela, je vous en prie ; je n'avais pas prévu cette soirée, en vous écrivant, et j'étais préoccupé de Tidée que vous viendriez au sortir de la Bibliothèque.

A vous de tout cœur.

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