Flantin à Çayas
Monsigneur,
Voici que j'envoye à V, R. S. 2 exemplaires du Martial ' par moy ordonné aux enfants sous l'auctorité de vostre nom, suppliant qu'il luy plaise, pour estraines de ceste nouvelle année, recevoir ce mien petit office d'aussi bonne part qu'avés de coustume et que mon aftection est addonnée à s'employer pour vostre service, si en quelque chose je suis trouvé n'en estre indigne
Suivant aussi l'ordonnance de V. R. S., j'envo3^e ici Flores Bibliorum et Martial i6°, que j'ay achevés depuis mes dernières lectres, avec lesquelles j'ay envo3'é l'A. B.C. pour apprendre les enfants, dont j'en envoyé encores ici pour en faire ce qu'il plaira à V. R. S.
Par le premier, j'envoyray ce qui sera davantage achevé et avec cela les feilles aussi du livre de Monsieur le docteur de Mena, duquel j'envoye aussi maintenant ce que j'en ay imprimé (A.B.C.D.E.F.G.H.), suppliant qu'il veuille prendre en bonne part mon petit service et m'advertir des fautes qu'il y trouvera et de tout ce qui luy pourra desplaire afin que, si possible sera, je le puisse amender.
Qui sera l'endroict où, prérentant mes humbles recommandations à la bonne grâce de V. R. S , je prie
de retards que celle de n'importe quel autre de ses classiques. Déjà au mois de juin 1564, Plantin avait fait tailler par Corn. Muller cinq figures pour cette édition; en 1566, il fit transcrire par Antoine Tiron des annotations sur César. En mai 1568, il reçut les annotations deFulviusUrsinus, mais l'ouvrage ne parut qu'en février 1 570. I. Valerii ^arlialis Epigrammata, opéra Emundi ,^4ugern S. J. Plantin, 1568, in-8°.
Dieu luy donner heureuse année et autant prospère, comme son humanité le mérite.
D'Anvers, ce 12 janvier 1568.