‹ Correspondance de Christophe Plantin (volume 3)Chapitre 158 sur 178 · Plantin à Max Morillon · texte numérisé non relu

Plantin à Max Morillon

Le 10 janvier 1572.

A Monsieur le Provost d'Aire, Max Morillon. Monsigneur, Je remercie très affectueusement V. R. S. de la faveur qu'il vous plaist de me continuer en toutes nos affaires et de l'offre qu'il vous plaist de me faire des Psautiers qui, à ce que j'ay entendu depuis par les marchants qui m'en avoyent parlé, ne sont pas au contentement de ceux à qui ils en avoyent envoyé pour monstre, et n'y allèguent autre cause que de la faceon des charactères de l'escriture qu'ils se plaignent estre lectre flamende dont ils ne veulent point avoir. J'ay, grâces à Dieu,

achevé la partie d'hiver pour le Proprium de Sanctis de l'Antiphonaire et suis parvenu jusques à la sexagésime du Proprium de Tempore que j'espère achever devant la my-febvrier et alors n'auront excuse de s'en pouvoir servir ceux qui voudront. Car j'espère d'avoir aussi achevé les parties d'esté, avant qu'ils s'en doibvent servir. De la Bible Royale feray je comme V. S. me l'ordonne.

Monsigneur le Docteur a receu avec plaisir les recommandations de V. R. S. et m'a ordonné de luy présenter réciproquement les siennes très affectueuses.

J'ay achevé une impression de Bréviaires ordonnés quasi ad longum en la faveur des bons Signeurs en Espagne qui ainsi me l'avoyent ordonné, dont j'en ay faict lier deux en parchemin que je désirerois estre envoyés à Naples à son 111""^ et R™^ S'^ et pour Monso"" de Geneveille et que pleust à V. S. recevoir l'autre de bonne part. Que si je puis entendre que tel ordre plaise....

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