‹ Correspondance de Christophe Plantin (volume 3)Chapitre 49 sur 178 · Plant in au Cardinal de Granvelle · texte numérisé non relu

Plant in au Cardinal de Granvelle

Le 4 febvrier 1570.

Au très illustre Cardinal de Granvelle.

Ayant hier achevé la partie hiémale du Bréviaire, je n'ay voulu faillir d'envoyer, avec encores deux feilles de Lactance, les deux feilles qui restoyent pour l'accomplissement des envoyées par cy-devant, et de les accompagner d'un volume entier, cependant que je feray lier les six qu'il a pieu à V. lU'"'-' et R"'" S. m'advertir luy envoyer.

J'envoye aussi ung des premiers Bréviaires pour le Signeur Fulvio Ursino, qui, par lectres, m'a rescrit le luy envoyer. Parquoy, je supplie V. 111. et R""' S"" ne prendre de mauvaise part que je l'aye osé addresser en son pacquet. J'espère d'envoyer, par le premier, les feilles de reste de C^sar, différées pour les réduire au nombre de nos pages.

Je n'ay pas encores receu de Bruxelles la copie des livrets S. Greg. Naz., S. Hiérosme et S. Ambr. Parquoy, n'y ay sceu encores besongner. Ce que j'ay délibéré de faire incontinent les avoir reçeus. Cependant je prie Dieu nous vouloir conserver V. lU""' et R"'^ S'^ en toute prospérité et bonne santé.

2o8. — Plantin à Paul Manuce.

Le i8 fcbvrier 1570.

Au Signeur Paulus Manutius.

Ayant rcceu la vostre du dernier décembre, le 12 du présent, j'ay incontinent cerché et trouvé le moyen de vous faire délivrer les cent escus acceptés pour la disme des Bréviaires ; que j'ay imprimés jusques à la fin du mois de novembre, lesquels par l'ordonnance du Signeur Jaspar van Zurich, à qui je les ay ici délivrés, vous payera par delà, sans aucuns frais, le Signeur Georges Pieters, marchant de Flandres, estant de présent à Rome, Et pour vous donner advis du reste, j'avois, dès lors, commencé d'imprimer lesdicts Bréviaires, aussi in-8°, mais de plus grosse lectre, en deux parties, asçavoir de l'hiver et esté, dont, grâces à Dieu, j'ay, passé quelque bien peu de jours, achevé la partie d'hiver en nombre ordinaire de 1050 exemplaires. Je continue maintenant la partie d'esté, que j'espère d'achever, devant la Pentecouste prochaine.

Quant à l'autre point de vostre lectre, il me desplaist grandement que Messigneurs et vous ayés esté si mal informés, car je vous certifie qu'onques je n'en ay vendu à personne, que j'aye sceu les vouloir envoyer en Espagne, et de moy je n'ay onques eu la volonté d'y en envoyer, mais bien m'a faict rescrire Sa Majesté que je luy en envoyasse deux, ce que j'ay faict, et deux autres à ses fiimiliers, qui m'en ont requis, et m'asseure qu'il n'y en a point esté envoyé que je puisse sçavoir. Nostre Simeur soit vostre garde.

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