TIa?iii?i à T. Vaillant de Guellis
A Monsigneur Monsieur de Pimpont, Conseiller du Roy, nostre sire etc.
G. Vaillant de Guellis.
Je ne sçaurois vous rendre assés de grâces, Monsigneur très honoré, de la faveur qu'il vous plaist de m'envoyer et commettre vostre livre ' comme vostre, et à bon droict, propre et cher fils, duquel j'espère prendre tel soing et cure qu'il sortira tel, si non que le père et luy le mériteroyent, au moins non plus mal en ordre, ni moins aggréable qu'autres sortis de nostre boutique. En quoy, très volontiers, je suivray totallement vostre ordonnance et volonté de vos amis, par l'advis et conseil de nostre amy Thorins, vers lequel aussi je ne veux estre veu ingrat de son labeur.
Il m'ennuj'e cependant que je ne voy et reçoy ce vostre cher enfant, et ce d'autant plus que je suis quasi
I. Le livre dont il s'agit est : T*. Virgilius Di/Caro, et in eum commen tationes, et paralipomena Germant Valentis Guellii pp. Ejusdem Virgitii Appendix, ctim Josephi Scaligeri commentariis et casiigattonibus. Antv. Plantin, IS75, in-folio.
hors d'espoir de luy faire le devoir, avant mon parlement pour aler à Francfort, vers où nous espérons partir après demain. Durant lequel temps, ce nonobstant, j'ay ordonné qu'il soit très bien receu et gardé songneusement jusques à mon retour, qui sera. Dieu aidant, la semaine prochaine d'après Pasques.
Et sur tel gage et fondement d'amitié éternelle que je reçoy de vostrc faveur, je me dédie à vous faire très humble service, lequel je désire ung jour vous pouvoir estre aggrèable, d'aussi bon cueur que je me recommande très humblement à vostre bonne grâce, priant Dieu vous maintenir en la sienne.
D'Anvers etc.
Thorins escrit :
La copie contient 541 pages et maints petits papiers insérés ; la table est de 3 alphabets parfaicts, un latin, deux grecs, et 16 pièces contenants les [unes ?] deux, les autres 4 pagelles.
Il y faut adjouxter la plus grande part de ma table sur le texte de Virgile. Toute lectre Rommaine, tant le texte que les commentaires in-folio, pages entières, comme le Virgile cum commentariis Servii, faict par Robert Etienne, 1532, et le tout ensemble, sans diviser les Bucoliques ni Géorgiques de l'Enéide. Et d'envoyer espreuve incontinent.