Plantin à Çayas
Monsigneur Çayas,
Me persuadant que Vostre Magnifique et Révérendissime Signeurie aura maintenant reçeu pour le moins l'une de mes trois précédentes contenantes la résolution
que j'ay peu donner du coust du papier et des Bibles entières es quatre langues, je n'en feray ici autre répétition. Et sera ceste pour acertener V. R. S. que j'ay receu le livre de Monsigneur le Docteur F. Mena, médecin de Sa Majesté, lequel il vous a pieu m'envoyer^ et qu'après avoir obtenu le privilège de le pouvoir imprimer, j'en envoyeray, par le premier qui partira, une espreuve de l'œuvre commencée. '
Cependant j'envoye à V. R. S. les restes des livres dont par cy-devant je luy ay envoyé les commencements, et davantage quelques feilles d'un livre d'exemples de lectres françoises que j'ay ordonné pour la commodité des pauvres enfants qui n'ont le moyen d'estre entre-
I. Ferdinandi f^ena, docioris et medici cuhicuîarii Thilippi régis Hispaniaratn, Methodus febrium omnium, Plantin^ 1568,111-40.