‹ Correspondance de Christophe PlantinChapitre 292 sur 398 · Plantin, 1S · texte numérisé non relu

Plantin, 1S

6. Index seu spécimen characUrum Christophori 'Phnlini. Antverpiae, 1S67, in-4*».

Item Theatrum totius orbis Terrarum, encores qu^au nom de l'autheur Abraham Ortelius, qui est bien mon amy, j*en aye baillé ung à Monsigneur et souverain patron, B. Ârias Montanus, pour envoyer à V. S.» car j'estime que cestuy-ci servira pour contenter quelque bon amy.

Qpant aux exemplaires du livre de Mena, je n'en ay pas osé charger ledict Signeur capitaine, qui, en la faveur de Vostre 111"* S*% me porte et faict grandes amitiés. Mais j'espère en mectre quarante exemplaires, qui me resteqt, en quelqu'un des coffres ou pacquets de mon susdict Signeur et Patron B. Ârias Montanus, ou de qui ledict Signeur me donnera le moyen de ceste flotte de nostre Séréniss. Royne.

Au reste, je prie Dieu pour la prospérité et santé de Vostre Dlustre Signeurie.

D'Anvers, ce dernier jour d'aoust 1570.

243. — Plantin à Fabritio Galhtti \ Al mag" S°' Fabritio Galleiti.

J'ay receu la vostre du 20 juin, par laquelle me donnés advis qu'acceptés les soixante escus, pour le reste de la disme des Bréviaires, par moy imprimés jusques à la Pentecoste, et que, par accord faict, la charge et profict de toute rimprimerie est transférée à vous et au S' Paulus Manutio, qui aussi le confirme, en la fin de la vostre. Parquoy, je n'en fay, ne feray aucune difficulté.

J'ay bon espoir qu'aurés maintenant receu lesdicts soixante escus, suivant l'ordre que j'en donnais, par mes dernières, audict S' Paulo Manutio. Depuis, j'ay encores faict une impression de mille Bréviaires in 8° en ung volume, et puis je l'ay recommencé in-i6°, auquel je besongne maintenant. Or ay je bon espoir qu'après la confirmation et publication du Synode provincial, les esglises de par deçà et gens ecclésiastiques prendront l'usage dudict Bréviaire, et qu'alors j'en pourray vendre davantage, et, par conséquent, j'en imprimeray tel nombre que besoing sera. Car j'asseure bien. V. S. que, depuis que j'ay eu achevé la première impression dudict Bréviaire, nostre maison n'en a esté desgamie de suffisante quantité. Qpe si j'eusse veu milleure vente, j'en eusse imprimé davantage. De sorte que, si besoing estoit, j'en pourrois bien imprimer plus de 12 mille par an; mais, voyant que je puis fournir à ce qu'on en peut vendre par deçà, y employant une ou deux presses, il

i. Fabritio Galletti, imprimeur à Rome, héritier et successeur de Barthélemi Faletti.

n'est jà besoing que j'y en employé davantage. Et de tout ce qui adviendra serés tousjours fidèlement adverty et honnestement satisfaict de nostre accord. Qui sera l'endroict où je prie Dieu, etc.

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